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Communiqué de presse
Montréal, dimanche 21 septembre 2008 - Les leaders des grandes centrales syndicales Claudette Carbonneau, CSN, Réjean Parent, CSQ, Michel Arsenault, FTQ, ainsi que le porte-parole du CNC (Conseil national des chômeurs et chômeuses), Pierre Céré, ont interpellé ce matin les partis politiques fédéraux afin qu'ils se prononcent clairement sur des modifications majeures réclamées à l'assurance-emploi.
Au nombre des grands objectifs visés par ce qu'il est convenu d'appeler la Coalition des Sans-Chemise, on retrouve :
Des revendications plus pertinentes que jamais
" Ce n'est pas la première fois, ni la dernière, que nous cognons sur ce clou, mais les crises majeures que nous vivons dans plusieurs secteurs d'activité économique, particulièrement au Québec, rendent ces revendications plus pertinentes et plus urgentes que jamais ", a déclaré le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, Michel Arsenault.
Ramener l'assurance-emploi à sa fonction première : protéger les travailleurs
" Personne ne peut plaider le manque de fonds pour s'objecter à ces modifications qui ramèneraient, en bonne partie, l'assurance-emploi à sa fonction première, soit celle de protéger les travailleuses et les travailleurs en leur assurant une sécurité économique entre deux emplois. Avec des surplus cumulatifs détournés de 57 milliards de dollars (au 31 mars 2008), une telle objection relèverait de l'indécence ", a fait valoir pour sa part Claudette Carbonneau, présidente de la Confédération des syndicats nationaux.
Des cotisants qui n'ont pas accès au régime de prestations
" Avec la création d'un Office de financement de l'assurance-emploi au printemps, les conservateurs n'ont rien réglé de ce vol éhonté de la caisse auquel ils ont participé allègrement alors même que plus de 50 % des cotisants n'ont même pas accès au régime ", a repris Réjean Parent, président de la Centrale des syndicats du Québec.
Les conservateurs ont bloqué un projet de loi bonifiant le régime
" Il n'est pas inutile de remémorer que le gouvernement conservateur a surtout empêché l'adoption d'un projet de loi (C-269) qui visait l'amélioration du régime d'assurance-emploi, en refusant de lui accorder sa sanction royale (novembre 2007). Ce projet de loi visait à améliorer l'accès au régime et augmenter le taux ainsi que la période de prestations ", a indiqué Pierre Céré, porte-parole du Conseil national des chômeurs et chômeuses.
Rappelons que ce projet de loi (C-269) avait l'assentiment des 3 partis d'opposition (PLC, NPD, BLOC) qui s'étaient entendus sur une formule consensuelle d'améliorations à apporter au régime d'assurance-emploi. Cette formule consensuelle était aussi appuyée par le mouvement syndical québécois (CSN, FTQ, CSQ) et canadien (CTC) et le mouvement des chômeurs (CNC).
Une solide campagne publique
Les Sans-Chemise poursuivront, sans relâche et avec la même détermination, cet objectif d'une bonification du régime d'assurance-emploi. La présente campagne, appuyée par des milliers de pancartes et de panneaux, se déroulera dans toutes les régions du Québec, et pendant toute la campagne électorale. Différentes actions parsèmeront cette campagne d'opinion publique.
" La solution aux problèmes du régime d'assurance-emploi est politique : le législateur doit légiférer, et respecter les majorités sociales et les majorités parlementaires qui s'expriment ", ont conclu les chefs syndicaux et le porte-parole du CNC.
Le 15 septembre 2008 - Les Sans-Chemise se lancent dans une nouvelle campagne de pression - Nous savons tous que le projet de loi C-269 est mort au feuilleton. En effet, le 30 novembre dernier, malgré une opposition majoritaire (PLC, BLOC et NPD) soutenant ce projet et favorisant des améliorations substantielles au régime d'assurance-emploi, le gouvernement Harper, minoritaire, a bloqué sa possible adoption en refusant de lui accorder ce qui s'appelle une " recommandation royale ", prérogative gouvernementale qui s'apparente à un droit de veto.
C-269 aura réuni une large coalition réunissant l'ensemble du mouvement syndical québécois (CSN, FTQ, CSQ) et canadien (CTC), le Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC) et les trois partis politiques de l'opposition parlementaire. Cette coalition proposait une formule consensuelle envisageant des améliorations au régime (améliorer l'accès au régime et augmenter le taux ainsi que la période de prestations).
C'est dans cet esprit de continuité, et animé par la même détermination, que les Sans-Chemise organisent une nouvelle campagne d'opinion publique, dans le cadre des présentes élections fédérales. Cette campagne est appuyée par des milliers de pancartes et de panneaux, et se déroulera dans toutes les régions du Québec. Différentes actions viendront aussi soutenir cette campagne d'opinion publique.
Continuer jusqu'à la victoire
Les Sans-Chemise et, à travers eux, les groupes de chômeurs affiliés au CNC ainsi que le mouvement syndical, vont poursuivre leur action jusqu'à l'obtention d'une réforme de l'assurance-emploi qui nous assurera de meilleures protections.
Il y a plusieurs décennies, comme société, nous nous sommes donné un régime d'assurance-chômage (aujourd'hui assurance-emploi) dont la mission première consistait à protéger les travailleurs et les travailleuses en leur assurant une sécurité économique entre deux emplois. Les travailleurs cotisent à ce régime, les employeurs aussi. Le gouvernement l'administre mais n'y participe pas financièrement. Cet " administrateur " a surtout détourné le régime de sa mission première en imposant de graves compressions qui ont eu des conséquences très néfastes (seulement 46% des travailleurs sont couverts par le régime même après y avoir cotisé!), en plus de détourner des sommes faramineuses (57 milliards au 31 mars 2008) du Compte d'assurance-emploi. Cela doit cesser!
Il faut revenir à l'esprit du régime et faire en sorte que les travailleurs soient mieux protégés face à la perte d'un emploi et qu'ils aient l'assurance de recevoir un revenu de remplacement.
* La Coordination nationale des Sans-Chemise réunit le CNC, la FTQ, la CSN et la CSQ. Les Sans-Chemise existent depuis 2003 et sont entre autres connus pour être intervenus lors des campagnes électorales fédérales de 2004 et 2006.
Revue de presse du 10 octobre 2008
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Revue de presse du 17 septembre 2008
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Communiqué de presse
MONTRÉAL, le 9 janvier 2006 - La Coalition des Sans-Chemise, formée de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et du Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC), a demandé, aujourd'hui, à Paul Martin, chef du Parti libéral du Canada, et à Stephen Harper, chef du Parti conservateur du Canada, de s'engager dès maintenant, de manière ferme et claire, à améliorer le régime d'assurance-emploi advenant la prise de pouvoir de leur parti. Elle a également demandé à Jack Layton, chef du Nouveau parti démocratique du Canada, et à Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois, seul parti à avoir pris des engagements sur cette question, à maintenir la pression sur le prochain gouvernement afin que les changements réclamés par la Coalition se concrétisent.
" Dans le cadre de la présente campagne électorale et à la veille d'un autre débat des chefs, Paul Martin et Stephen Harper doivent s'engager à modifier le régime d'assurance-emploi afin de lui rendre son caractère universel. Les chômeuses et les chômeurs, les femmes et les jeunes en particulier, doivent avoir un meilleur accès à un régime qui leur est destiné en tout premier lieu. Ils doivent également pouvoir compter pendant une plus longue période de temps à des prestations bonifiées. Le silence des deux grands partis est d'autant plus odieux qu'il s'agit d'un engagement à coût zéro. Le gouvernement fédéral ne met pas un sou dans ce régime qui est financé à même les cotisations des employeurs et des travailleuses et des travailleurs ", ont réclamé les vice-présidents de la CSQ et de la CSN, M. Pierre Séguin et M. Roger Valois, le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy et le porte-parole du CNC, M. Pierre Céré.
Quatre exigences sont au coeur des demandes de la Coalition des Sans-chemise à savoir : un unique critère d'admissibilité au régime, une augmentation du nombre de semaines de prestation, une augmentation du taux de prestation et une caisse d'assurance-emploi autonome.
Aujourd'hui, au Québec, moins de 50 % des chômeuses et des chômeurs se qualifient au régime d'assurance-emploi et peuvent recevoir, en cas de besoin, des prestations de chômage. En 1993, le pourcentage de chômeuses et de chômeurs se qualifiant au régime s'élevait à 80 %. Les changements apportés au régime au fil des ans ont eu un impact important sur l'appauvrissement de la population, violent le droit à la dignité des chômeuses et chômeurs et freinent le développement régional et social.
Rappelons que la Coalition des Sans-Chemise a lancé, le 21 décembre dernier, une grande campagne afin de s'assurer que l'assurance-emploi demeure un enjeu électoral important et réclamer un régime plus équitable. Elle tient à nouveau à souligner le fait que les nombreuses réformes au régime d'assurance-chômage ont eu pour effet de diminuer l'accès aux prestations, leur durée et le montant versé aux sans-emploi.
Cette campagne se manifeste notamment par des affiches et des panneaux installés partout au Québec et intitulés : L'assurance-chômage : c'est fait pour protéger le monde. Fini le détournement de la caisse!
La Coalition des Sans-Chemise rassemble près d'une douzaine de groupes régionaux réunis au sein de coalitions comme celles de Montréal, de la Montérégie, de Charlevoix, de Sorel-Tracy et de l'Abitibi-Témiscamingue. Ces groupes sont composés de partenaires syndicaux, sociaux et communautaires.
Communiqué de presse
L'assurance-emploi doit demeurer un enjeu important des élections
MONTRÉAL, le 21 décembre 2005 - La CSN, la CSQ, la FTQ et le Conseil national des chômeurs et chômeuses, qui forment la Coalition des Sans-Chemise, ont donné le coup d'envoi, aujourd'hui, d'une grande campagne pour continuer d'exiger des bonifications au régime d'assurance-emploi de même qu'une caisse autonome. Ils réclament un régime plus équitable et ont décidé, une fois de plus, de faire de cette question un enjeu majeur des élections fédérales.
L'annonce en a été faite à Montréal, lors d'une conférence de presse à laquelle participaient Roger Valois et Pierre Séguin, vice-présidents de la CSN et de la CSQ, ainsi que René Roy, secrétaire général de la FTQ et Pierre Céré, porte-parole du Conseil national des chômeuses et chômeurs.
La Coalition des Sans-Chemise rassemble près d'une douzaine de groupes régionaux, de la Côte-Nord jusqu'à l'Abitibi-Témiscamingue, en passant par la Gaspésie, le Centre du Québec et Montréal. Ces groupes, qui réunissent plusieurs partenaires syndicaux, sociaux et communautaires, ont décidé d'intervenir très activement pendant la campagne électorale.
Leur intervention prendra notamment la forme d'une campagne de publicité appuyée par des milliers d'affiches et de panneaux qu'on a déjà commencé à installer partout au Québec. Intitulée " L'assurance-chômage : c'est fait pour protéger le monde. Fini le détournement de la caisse ! ",cette campagne veut rappeler que les nombreuses réformes du système d'assurance-chômage ont eu pour effet de diminuer l'accès aux prestations, leur durée et le montant versé aux sans-emploi.
Plus de 50 % d'exclus
Seulement 48 % des chômeurs et chômeuses au Québec se qualifient aujourd'hui pour recevoir des prestations de chômage en cas de besoin, comparé à 80 % en 1993. Ces décisions, qui ont eu un impact important sur l'appauvrissement de la population, violent le droit à la dignité et freinent le développement régional et social.
Pourtant, au cours du dernier mandat du gouvernement Martin et pour une deuxième fois en moins de quatre ans, le comité permanent de la Chambre des Communes responsable des questions d'assurance-emploi, a adopté un rapport comprenant des recommandations améliorant le régime. Après des années de tergiversations, deux rapports du Comité permanent des Ressources humaines et de nombreuses promesses électorales, le gouvernement fédéral doit bonifie le régime. Il est impératif que les chômeuses et les chômeurs retrouvent une véritable assurance en cas de perte d'emploi et que soient mis en place une Commission d'assurance-emploi autonome et un compte distinct de la comptabilité gouvernementale pour que les contributions au régime ne puissent être utilisées à d'autres fins et servent à remplir complètement leur rôle : supporter financièrement les travailleuses et les travailleurs en chômage.
Fini le détournement de la caisse!
Le gouvernement continue d'agir comme si le surplus de près de 50 milliards de dollars de la caisse d'assurance-emploi, qui provient exclusivement des cotisations versées par les salarié-es et les employeurs, n'avait jamais existé. Pour la Coalition des Sans-Chemise, il s'agit d'un détournement de fonds sous l'apparence de la légalité.
Alors que les chômeuses et les chômeurs peinent, l'objectif du gouvernement semble être d'accommoder les entreprises. Il a été particulièrement scandaleux de voir le gouvernement se réjouir de la baisse du taux de cotisation alors que la ministre responsable affirmait que ces baisses font parties de l'engagement du parti Libéral " à réduire les coûts pour faire affaire au Canada ". Le gouvernement doit, au contraire, améliorer le programme en apportant les bonifications qui lui sont demandées systématiquement, même par les députés libéraux du Comité permanent des Ressources humaines.
Maintenir la pression
Sous l'impulsion du mouvement populaire et syndical, le détournement des surplus de la caisse d'assurance-emploi et la bonification de son régime étaient devenus des enjeux majeurs de la dernière campagne électorale fédérale. Le premier ministre Paul Martin s'était engagé à réviser ce programme, ce qu'il n'a pas fait. Il doit maintenant tenir ses engagements pour que justice soit faite envers les travailleuses et les travailleurs. Rappelons que Paul Martin s'était contenté, à l'époque, d'annoncer des mesures visant les travailleuses et les travailleurs saisonniers. Mesures qui n'ont eu que peu d'effets.
L'assurance-chômage : c'est fait pour protéger le monde!
La Coalition de Sans-Chemise interpelle les chefs des grands partis politiques pour qu'ils prennent des engagements fermes à l'égard des chômeuses et des chômeurs. Ils exigent une meilleure accessibilité au régime ainsi qu'une bonification de la durée et du montant des prestations. Appuyés par les grandes organisations syndicales et les groupes communautaires, ils seront très actifs tout au long de la campagne électorale fédérale, dans les débats publics et partout où se trouveront les représentants du gouvernement sortant et les candidats des autres partis en lice.
Communiqué de presse
Montréal 11 juin 2004 - Un témoin oculaire, M. Dominic Morrissette, affirme avoir vu une équipe de pancartage de Jean Lapierre candidat libéral dans Outremont, enlever systématiquement les pancartes des Sans-Chemise, identifiées au : "Qui a volé l'argent des chômeurs?".
En effet, vers 16h15, lundi le 7 juin, alors qu'il marchait sur l'avenue du Parc, M. Morrissette a vu une équipe de travailleurs électoraux de Jean Lapierre qui remplaçait les pancartes vandalisées du candidat et qui profitait de l'occasion pour détacher les pancartes de la Coalition des Sans-Chemise.
Enregistré auprès du Directeur Général des Élections comme tiers, la Coalition des Sans-chemise-Élections 2004 s'inscrit directement comme un "ÊjoueurÊ" officiel de cette campagne et son matériel publicitaire est parfaitement légal et autorisé.
Ces gestes sont inacceptables et vont à l'encontre même de la liberté d'expression, enchàssée dans la loi électorale canadienne. Monsieur Lapierre et l'équipe libérale devraient prêcher par l'exemple lorsqu'il est question du respect de la démocratie.
Ici à Montréal, et dans d'autres régions du Québec, de nombreuses pancartes et panneaux ont également mystérieusement disparus. Considérant l'infraction commise, une plainte a été logée par les Sans-Chemise auprès du Directeur général d'Élections Canada contre le candidat Lapierre. Une enquête est en cours.
La Coalition des Sans-Chemise dénonce le détournement par le gouvernement fédéral d'un surplus de 44 milliards de dollars du compte de l'assurance-emploi et réclame une réelle réforme du régime qui offrira une couverture universelle pour tous les travailleurs et travailleuses.
