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Posté le 26/04/2011
La CSN contre les conservateurs

Les 2 Rives - 26 avril 2011
Actualité > Politique (autres)
(LGR) - Le Conseil central de la Montérégie-CSN invite la population à battre les conservateurs. «Lors de la dernière campagne, nous avions sonné l’alarme contre ce parti de droite», précise Robert Morand, vice-président du Conseil central pour la région de Sorel-Tracy. « Nous étions inquiets de sa conception de la démocratie et invitions la population à la prudence. Après 5 années de pouvoir, force est de constater que, même minoritaire, ce gouvernement a fait des dégâts considérables. Imaginez si les conservateurs se retrouvent majoritaires cette fois-ci ! »

Le gouvernement de Stephen Harper est le pire qu’ait connu le Canada depuis des décennies. « Citons en vrac : l’acharnement contre le programme de contrôle des armes à feu; le financement effréné de la défense avec l’achat d’avions militaires dont on cache au Parlement les coûts réels; les coupures dans le financement des groupes de femmes et des groupes de défense des droits; le contrôle de l’information par le tri des questions des journalistes; le mépris des questions environnementales », dit-il

De plus Harper annonçait son intention de retrouver l’équilibre budgétaire post-crise un an plus tôt, en 2014-2015. « Tout cela en coupant 5 % supplémentaires dans les dépenses du gouvernement, qui vont générer, selon eux, des économies annuelles de près de quatre milliards! »

Les Sans-Chemise en campagne

Membre de la Coalition des Sans-Chemise de la Montérégie, le consil central réclame des partis politiques qu’ils se prononcent sur des améliorations substantielles au programme d’assurance-chômage. « Il est révoltant que depuis des années le fédéral utilise impunément la caisse pour se renflouer ! En limitant l’accès aux prestations, il se crée une réserve, qui pourrait atteindre 12 milliards en 2016. Alors que moins d’un cotisant sur deux à accès à l’assurance-emploi lorsqu’il tombe en chômage. Quand on connaît la situation montérégienne, c’est tout simplement inacceptable ! ».
Monteregieweb

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Posté le 21/04/2011
Assurance-emploi - La CSN et la FTQ contestent la disparition des surplus devant les tribunaux

MONTRÉAL, le 20 avril /CNW Telbec/ -
La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) viennent de déposer un recours contestant la constitutionnalité de certaines dispositions de la loi qui met en œuvre le budget fédéral de 2010. Ces dernières permettent au gouvernement d'abolir le Compte d'assurance-emploi sans transférer les surplus de 57 milliards de dollars au nouveau Compte des opérations de l'assurance-emploi.

Plus de 50 milliards ont été accumulés sous le gouvernement libéral alors que près de 7 milliards l'ont été sous le règne conservateur. Le recours est déposé pour que le prochain gouvernement soit dans l'obligation d'utiliser les cotisations prélevées aux fins pour lesquelles elles ont été adoptées par le Parlement, soit le régime d'assurance-emploi.

Inconstitutionnel et illégal
« En rompant tout lien entre les cotisations d'assurance-emploi et le régime en vertu duquel celles-ci ont été prélevées, le gouvernement fédéral contrevient au cadre constitutionnel qui lui permet de mettre en place un régime à contribution obligatoire d'assurance contre le chômage. Le gouvernement fédéral n'a pas le pouvoir législatif de s'approprier les surplus de 57 milliards, voilà pourquoi nous portons l'affaire devant la Cour supérieure », explique Michel Arseneault, président de la FTQ.

La CSN et la FTQ estiment que la réserve accumulée provenant des cotisations des travailleurs et des employeurs doit non seulement servir à compenser les déficits liés aux périodes de ralentissement économique tout en stabilisant les taux de cotisation, objet pour lequel elle a été accumulée, mais également servir à rétablir un régime d'assurance-emploi accessible au plus grand nombre de travailleurs et de travailleuses.

« C'est précisément au moment où les surplus auraient été mis à contribution pour la première fois depuis la constitution de cette réserve que le gouvernement tente d'effacer la dette du Trésor envers le régime d'assurance-emploi. Pour nous, cette appropriation des surplus de 57 milliards est illégale et inconstitutionnelle », explique Roger Valois, vice-président de la CSN.

On efface et on recommence
Selon les prévisions de l'actuaire en chef, le déficit cumulatif du nouveau Compte des opérations de l'assurance-emploi sera d'un plus peu plus de 10 milliards à la fin de 2011. Le gouvernement prévoit des hausses de cotisations pour éponger ce déficit et mener une éventuelle consultation afin de modifier le mode de fixation du taux de cotisation afin de créer une nouvelle réserve pour l'avenir. Le résultat est connu d'avance. Le gouvernement va recommencer le même manège et s'accaparer des surplus pour les utiliser à d'autres fins que le financement du régime d'assurance-emploi.

Ancien recours
Rappelons que la CSN et le Syndicat national des employés de l'Aluminium d'Arvida, affilié à la FTQ avaient intenté un recours en 1999 pour contester l'utilisation par le gouvernement fédéral de son pouvoir de prélever des cotisations d'assurance-emploi pour garnir les coffres de l'État plutôt que pour financer le régime d'assurance-emploi, estimant qu'il y avait détournement des sommes prélevées.

Par jugement rendu le 13 décembre 2008, la Cour suprême concluait, tout comme la Cour supérieure et la Cour d'appel, que les sommes prélevées n'avaient pas été détournées puisque les surplus apparaissaient comme solde créditeur au Compte d'assurance-emploi, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.

Cet objectif d'établir une réserve et l'inscription au Compte d'assurance-emploi d'une créance envers le Trésor, équivalente au montant des surplus, préserve le lien de ces sommes avec le régime d'assurance-emploi et, par conséquent, leur validité constitutionnelle.

Pour la CSN et la FTQ, la disparition du solde créditeur fait payer deux fois les travailleurs pour financer un régime d'assurance-chômage qu'on vient de spolier alors que ce même gouvernement réduit les impôts des grandes entreprises. Cette disparition du solde créditeur éloigne le rétablissement d'un régime assurant véritablement son rôle de protection contre la perte de revenu dans les cas de perte d'emplois.
CNW

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Posté le 21/04/2011
La Coalition des Sans-Chemise participe à la campagne électorale

La Coalition des Sans-Chemise s'immisce dans la campagne électorale pour réclamer à nouveau des modifications importantes au programme d'assurance-emploi.

Le regroupement régional profite d’une permission obtenue par Élection Canada pour poser des pancartes près de celles des conservateurs afin de sensibiliser les différents candidats sur l'accessibilité au régime d'assurance-emploi.

Dans Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, ces affiches se retrouvent sous celles du conservateur Bertin Denis.

Le représentant régional de la FTQ pour le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, Alain Harrison, trouve inacceptable que seulement 1 travailleur sur deux puisse bénéficie de prestations pendant que les gouvernements se sont emparés de la réserve de 57 milliards de dollars du régime d'assurance-emploi.

Monsieur Harrison invite les différents candidats à débattre de la question, surtout qu’elle touche une majorité de travailleurs des circonscriptions de l’Est-du-Québec.
cfyx93

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Posté le 21/04/2011
Nouvelle association avec les Sans-Chemise


Daniel Grenier
Le Journal Saint-François - 20 avril 2011
Actualité > Communautaire
La coalition intersyndicale du Suroît Coton 46 et le Comité chômage du Suroît s'associent avec la Coalition nationale des Sans-Chemise, pour réclamer des améliorations substantielles au programme d'assurance-emploi.

Lors d'une conférence de presse tenue mardi dernier, les représentants de Coton 46 et du Comité chômage du Suroît ont expliqué l'importance des changements demandés.

«Il est proprement révoltant que le fédéral ait détourné 57 milliards, entre 1996 et 2009, de l'argent des cotisants à l'assurance-emploi et qu'il est prévisible que de 2012 à 2016, entre 12 et 13 milliards seront encore détournés alors qu'ils devraient normalement être destinés aux personnes et aux familles qui perdent leur source de revenu. La réalité actuelle est que moins d'un cotisant sur deux a accès à l'assurance-emploi lorsqu'il tombe en chômage», révèle Pierre LaGrenade, président de Coton 46.

Pendant l'actuelle campagne électorale fédérale, la Coalition des Sans-Chemise est inscrite comme «tiers» auprès du Directeur général des élections du Canada et elle déploie sur l'ensemble du Québec, une immense variété de publicité électorale, dont des milliers de pancartes. De plus, un dépliant imprimé à 30 000 exemplaires sera distribué partout à travers la province.

Parmi les objectifs visés par les Sans-Chemise, on note entre autres une amélioration de l'accessibilité au régime d'assurance-emploi, une augmentation du taux de prestations, une plus longue période de prestations, une réelle caisse autonome et l'abolition du délai de carence.

Par ailleurs, les citoyens du Suroît ont certes remarqué que des pancartes ont été installées un peu partout sur le territoire, au début avril.

Questionnaire

Pour Pierre La Grenade et France Turcotte, du Comité chômage du Suroît, il ne fait aucun doute que le programme de l'assurance-emploi doit retrouver sa principale fonction, soit celle de protéger les travailleurs en leur assurant une sécurité économique entre deux emplois.

Dans le comté de Beauharnois-Salaberry, un court questionnaire a été envoyé aux cinq candidats à l'élection du 2 mai pour connaître leurs positions sur le dossier de l'assurance-emploi. À ce jour, seule la députée sortante du Bloc québécois, Claude DeBellefeuille, a répondu aux quatre questions.

«Aux électeurs de tirer leurs propres conclusions. La solution aux problèmes du régime d'assurance-emploi est politique. Le législateur doit rétablir un programme qui protège la population des conséquences économiques du chômage», affirme Pierre LaGrenade.
Journal St-François

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Posté le 21/04/2011
On s'arrache les milliards de l'assurance-emploi
20 avril 2011 | 16h01


La saga judiciaire de la caisse de l'assurance-emploi est loin d'être terminée. Les centrales syndicales lancent un recours en Cour supérieure concernant les surplus de 57 G$ «effacés» par Ottawa l'an dernier.


Photo : Agence QMI / Le sort de l'assurance-emploi dérange aussi la Coalition des Sans-Chemise, qui mène sa campagne «électorale» parallèle. Ce regroupement réclame un régime qui protège mieux les travailleurs.
Dans le cadre du budget déposé au printemps 2010, Ottawa abolissait le Compte d'assurance-emploi, et ce sans transférer les surplus historiques au nouveau Compte des opérations de l'assurance-emploi.

La mesure a soulevé l'ire de la Centrale des syndicats nationaux (CSN) et de la Fédération des travailleurs du Québec. Les deux centrales vont argumenter qu'Ottawa agit dans l'illégalité.

La procédure donne suite à un jugement prononcé par la Cour suprême en décembre 2008. Le plus haut tribunal canadien indiquait que le gouvernement n'avait pas effectué de détournement de fonds.

«Nous n'avions pas tout perdu en Cour suprême, estime Roger Valois, vice-président de la CSN. La cour a dit que le ministre des Finances avait le droit de prendre l'argent du programme, mais qu'il devait [déclarer] qu'il devait 57 G$ à l'assurance-emploi. Il ne l'a pas fait. Jim Flaherty a rayé sa dette envers la caisse avec une loi anticonstitutionnelle. Ça n'a pas de bon sens. C'est un détournement d'argent !»

La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) appuie les centrales sur le principe: Ottawa a le devoir moral de redonner les 57 G$ au régime.

«Là où notre position diverge de celle des syndicats, indique Martine Hébert, vice-présidente pour le Québec à la FCEI , c'est sur la façon de disposer d'un remboursement. Je crois comprendre qu'ils réclament d'augmenter la générosité du régime. Nous demandons plutôt un gel des cotisations, ainsi que la création d'une réserve pour les années plus difficiles. Nous voulons une gestion responsable des fonds qui sont payés par tous les travailleurs et employeurs à l'échelle canadienne.»

Des travailleurs doublement perdants

Ce qui choque les syndicalistes, c'est que le gouvernement fédéral a fragilisé la santé du régime, ces dernières années. L'accessibilité accrue à des prestations bonifiées contribuent à un déficit qui devrait atteindre 10 G$ cette année.

Afin de l'éponger, les cotisations des travailleurs montent de 5 cents par tranche de 100 $ de revenus assurables en 2011-12. Des hausses de 10 cents sont imposées pour les années suivantes, jusqu'en 2015. Les employeurs sont aussi mis à contribution, la cotisation maximale par employé passant de 822,53 $ à 872,51 $ dès 2011.

Les hausses permettront au programme de dégager 16 G$ de revenus supplémentaires, ce qui épongera le déficit et engendrera un surplus.

Le sort de ces surplus fait craindre le pire à Roger Valois, de la CSN. «Le gouvernement va voler le compte de l'assurance-emploi encore une fois», prédit-il.

Syndicats et employeurs n'ont pas tort de se plaindre, avance Stéphane Pallage, directeur du Département des sciences économiques de l’UQAM. «Ce qui est frustrant pour ces gens-là, c'est qu'aujourd'hui, c'est à eux que l'on demande un effort supplémentaire. Les travailleurs sont deux fois perdants.»

Les décisions du gouvernement ne sont pas nécessairement mauvaises, tempère le professeur. «Il est possible que la société dans son ensemble a bénéficié des mesures prises avec ces fonds de 57 G$, notamment en ce qui a trait à la baisse de la dette et à l'investissement dans les services», conclut-il.
Canoe

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Posté le 20/04/2011
Nouvelle association avec les Sans-Chemise

La coalition intersyndicale du Suroît Coton 46 et le Comité chômage du Suroît s'associent avec la Coalition nationale des Sans-Chemise, pour réclamer des améliorations substantielles au programme d'assurance-emploi.
Lors d'une conférence de presse tenue mardi dernier, les représentants de Coton 46 et du Comité chômage du Suroît ont expliqué l'importance des changements demandés.
«Il est proprement révoltant que le fédéral ait détourné 57 milliards, entre 1996 et 2009, de l'argent des cotisants à l'assurance-emploi et qu'il est prévisible que de 2012 à 2016, entre 12 et 13 milliards seront encore détournés alors qu'ils devraient normalement être destinés aux personnes et aux familles qui perdent leur source de revenu. La réalité actuelle est que moins d'un cotisant sur deux a accès à l'assurance-emploi lorsqu'il tombe en chômage», révèle Pierre LaGrenade, président de Coton 46.
Pendant l'actuelle campagne électorale fédérale, la Coalition des Sans-Chemise est inscrite comme «tiers» auprès du Directeur général des élections du Canada et elle déploie sur l'ensemble du Québec, une immense variété de publicité électorale, dont des milliers de pancartes. De plus, un dépliant imprimé à 30 000 exemplaires sera distribué partout à travers la province.
Parmi les objectifs visés par les Sans-Chemise, on note entre autres une amélioration de l'accessibilité au régime d'assurance-emploi, une augmentation du taux de prestations, une plus longue période de prestations, une réelle caisse autonome et l'abolition du délai de carence.
Par ailleurs, les citoyens du Suroît ont certes remarqué que des pancartes ont été installées un peu partout sur le territoire, au début avril.
Questionnaire
Pour Pierre La Grenade et France Turcotte, du Comité chômage du Suroît, il ne fait aucun doute que le programme de l'assurance-emploi doit retrouver sa principale fonction, soit celle de protéger les travailleurs en leur assurant une sécurité économique entre deux emplois.
Dans le comté de Beauharnois-Salaberry, un court questionnaire a été envoyé aux cinq candidats à l'élection du 2 mai pour connaître leurs positions sur le dossier de l'assurance-emploi. À ce jour, seule la députée sortante du Bloc québécois, Claude DeBellefeuille, a répondu aux quatre questions.
«Aux électeurs de tirer leurs propres conclusions. La solution aux problèmes du régime d'assurance-emploi est politique. Le législateur doit rétablir un programme qui protège la population des conséquences économiques du chômage», affirme Pierre LaGrenade.

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Posté le 20/04/2011
Actualités, mercredi 20 avril 2011, p. 24

Élections fédérales

Fidèle au mot d'ordre national
La CSN appuie le Bloc dans deux comtés régionaux


André Deschênes
Les instances régionales de la Confédération des Syndicats Nationaux (CSN) appuient officiellement le Bloc Québécois dans la présente campagne électorale, dans les circonscriptions de Chicoutimi-Le Fjord et de Roberval-Lac-Saint-Jean. L'appui s'inscrit dans la lignée du mot d'ordre lancé par la présidente Claudette Carbonneau la semaine dernière, lors de son passage dans la région.
On se rappellera que la présidente a mentionné lors d'un point de presse qu'il fallait "barrer la route aux conservateurs". C'est ainsi que le président du Conseil central Saguenay-Lac-Saint-Jean, Engelbert Cottenoir, confirme que la CSN donne son appui au Bloc Québécois dans ces deux circonscriptions de la région. "Nous attendons toutefois qu'un sondage soit réalisé dans la circonscription Jonquiè re-Alma avant de nous prononcer. Notre but n'est pas d'appuyer une formation politique précise, mais plutôt celle qui menace le plus le parti Conservateur dans un comté donné".
Pression
Engelbert Cottenoir était en réunion à Montréal la semaine dernière, et le sera à nouveau dans la région en début de semaine. On discute stratégies. "Nous ferons sentir notre présence particulièrement dans les deux dernières semaines de la campagne. Des communiqués de presse seront émis, et nous serons présents fort possiblement dans quelques endroits. Une activité majeure se tiendra aussi dans la fin de semaine du 1er mai, jour de la Fête des travailleurs, c'est clair. Mais il est un peu tôt pour dévoiler d'autres détails. Par contre, nous avons amorcé notre présence dans la campagne depuis deux semaines et demie", dit-t-il, faisant référence à la Coalition nationale des Sans-Chemise.
Cette dernière, regroupant le Conseil national des chômeurs et chômeuses, la CSN, la FTQ, la CSQ et la CSD, y va depuis plusieurs jours de sa propre campagne d'affichage, dénonçant la faiblesse et les abus reliés à la caisse de l'assurance-emploi. Trois cent pancartes ont été installées dans des endroits stratégiques à travers toute la région. "Nous continuons aussi de dénoncer l'errance du gouvernement conservateur dans des dossiers majeurs comme les jeunes délinquants, les droits des femmes, et le cafouillage dans le recensement et le registre des armes à feu", conclut le président.
andre.deschenes@transcontinental.ca
Illustration(s) :
Engelbert Cottenoir est actuellement à établir des stratégies. La CSN régionale fera sentir sa présence de façon plus prononcée dans les deux dernières semaines de la campagne.(Photo: André Deschênes)

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Posté le 20/04/2011
Actualités, mercredi 20 avril 2011, p. 4
L'assurance-emploi : un enjeu électoral pour les syndicats


Réjean Turgeon
Une vaste coalition syndicale a décidé de faire de la réforme de l'assurance-emploi un enjeu majeur de la présente campagne électorale.
La Coalition des Sans-Chemise, qui regroupe notamment la CSN, la FTQ et le CNC, milite déjà pour que le programme soit bonifié au chapitre de son accessibilité, du montant des prestations qui sont versées, d'une plus longue période de prestations et d'une réelle autonomie de la caisse.
La Coalition, qui peut compter sur l'appui de la CSN Lanaudière et la FTQ Laurentides-Lanaudière, réclame finalement l'abolition du délai de carence en vigueur.
Inscription comme tiers
Les Sans-Chemise se sont inscrits comme tiers auprès du directeur des élections du Canada ce qui leur permet de déployer leur publicité électorale à l'échelle de la province.
Ils estiment dans l'intervalle que la réforme du programme réalisée en 1996 a eu des effets discriminatoires pour certains travailleurs, notamment les travailleurs atypiques qui sont principalement des femmes.
Autre résultat de la réforme, selon eux, plus d'un chômeur sur deux n'a pas accès aux prestations alors que chez les jeunes cette couverture tombe à 23,8 %.
Les partis interpellés
Selon le président du Conseil central de Lanaudière (CSN), Daniel Tessier, aucun gouvernement ne pourra plaider un manque de fonds pour s'opposer aux modifications demandées.
Selon lui, "la solution aux problèmes du régime d'assurance-emploi est politique : le législateur doit rétablir un programme qui protège sa population des conséquences économiques du chômage. Nous interpellons les partis politiques pour qu'ils se prononcent sur la question".
Soulignons que le taux de chômage dans Lanaudière oscille autour de 8 %, c'est plus de 20 000 travailleurs.
Illustration(s) :
Une affiche électorale des Sans-Chemise, rue Beaudry Nord, à Joliette. Photo :Réjean Turgeon
© 2011 L'Action du mercredi (Joliette). Tous droits réservés.

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Posté le 18/04/2011
La Coalition des Sans-Chemise lance sa campagne
Publié par Janie Dandonneau pour (Estrie) CKOI 107,7 Estrie le dimanche 17 avril 2011 à 10h10.


La Coalition estrienne des Sans-Chemise a lancé ce dimanche sa vaste campagne de publicité électorale dans le cadre des élections fédérales.
Le regroupement réclame des changements majeurs dans l'administration du régime d'assurance-emploi.

Comme nous l'indique le coordonnateur de la Centrale des syndicats démocratiques, Denis Vigneault, le regroupement a identifié cinq demandes principales: l'amélioration de l'accès au régime, l'abolition du délai de carence, l'augmentation des prestations, l'augmentation de la période des prestations et la création d'une caisse autonome pour administrer les fonds.

À ce sujet, la Coalition maintient que le gouvernement fédérale aurait détourné plus de 57 millards de dollars à ce jour.

La Coalition des Sans-Chemises regroupe le Mouvement des Chômeurs et Chômeuses de l'Estrie, la FTQ, la CSN et la Centrale des syndicats démocratiques.
98,5 FM

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Posté le 18/04/2011
Publié le 18 avril 2011 à 09h32 | Mis à jour à 09h32
Les Sans-Chemise dénoncent les pratiques du PCC


Mélanie Noël

(Sherbrooke) «Le gouvernement fédéral vole la caisse d'assurance-emploi depuis des années. C'est véritablement un vol et il faut que ça cesse», dénonce Jean Lacharité, président de la CSN-Estrie, un partenaire de la Coalition des Sans-Chemise.

Des membres de la Coalition estrienne des Sans-Chemise s'étaient donné rendez-vous dimanche matin devant les bureaux du candidat conservateur Pierre Harvey afin de réclamer au gouvernement fédéral des améliorations majeures au programme d'assurance-emploi.

Les Sans-chemise rappellent que le gouvernement fédéral «s'est emparé de la réserve de 57 milliards de dollars du régime d'assurance-emploi, réserve bâtie en totalité avec les cotisations excédentaires des employeurs et des employés, de 1996 à 2009».

«Quand on sait qu'il y a moins d'un chômeur sur deux qui reçoit des prestations alors que tout le monde a payé des prestations, autant les employeurs que les employés, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas», soutient Denis Poudrier, représentant du Mouvement des chômeurs et chômeuses de l'Estrie.
La Tribune

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Posté le 18/04/2011
Les Sans-Chemise exigent des explications
Le vol de la caisse de l’assurance-emploi doit cesser!


Montréal, vendredi 15 avril 2011 – La Coalition des Sans-Chemise est partie prenante de la présente élection fédérale et mène campagne pour l’amélioration du programme d’assurance-emploi et la mise en place d’une caisse autonome.

À ce titre, les leaders* des Sans-Chemise demandent des explications au chef du Parti conservateur et Premier ministre du Canada, M. Stephen Harper, à propos de la question soulevée par M. Duceppe, lors du débat des chefs à l’effet que le gouvernement conservateur s’appuierait sur de prochains surplus au compte d’assurance-emploi pour atteindre l’équilibre budgétaire d’ici à 2015-2016. Ainsi, dans le cadre de son budget 2011, le ministre Flaherty prévoirait s’accaparer de la caisse d’assurance-emploi, comme ses prédécesseurs l’avaient fait. Nous exigeons des explications, d’autant plus que pour arriver à ses fins, le gouvernement devra suspendre l’application de la loi créant l’Office de financement de l’assurance-emploi, ce qu’il a déjà fait pour fixer le taux de cotisation.

Les Sans-Chemise constatent aussi que le PLC et le NPD ont repris le cadre budgétaire Flaherty pour élaborer leur propre plate-forme électorale. Nous sommes étonnés et demandons, à ce titre, une clarification de leur position respective.

Ce constat est ratifié par l’ex-actuaire en chef du Programme d’assurance-emploi
Déjà Michel Bédard, ex-actuaire en chef du Programme d’assurance-emploi de 1990 à 2003, témoignait du fait qu’en vertu du budget déposé par le ministre fédéral des Finances, le « gouvernement compte aller chercher, entre 2012 et 2016, de nouveaux surplus d’environ 12 ou 13 milliards, à même les cotisations d’assurance-emploi des salariés et des employeurs ». Pour en donner une illustration précise, Monsieur Bédard soulève le fait qu’en « 2015-2016, il ne peut pas y avoir de surplus au fédéral sans l’apport des excédents de l’assurance-emploi, qui friseront les 5 milliards cette année-là, ce qui dépasserait le surplus budgétaire prévu, qui est de 4,2 milliards ». « Encore une fois [ajoute-t-il], les cotisants du régime d’assurance-emploi, salariés autant qu’employeurs, vont aider à remettre à flot les comptes du gouvernement fédéral ».


…2
– 2 –


Un débat silencieux sur l’état du programme d’assurance-emploi
Les Sans-Chemise tiennent aussi à exprimer leur profond mécontentement à l’égard du silence des chefs politiques sur l’assurance-emploi au cours des deux débats des chefs. Malgré toutes les opportunités pour aborder l’état de nos programmes sociaux, et alors que l’assurance-emploi en est le plus important, aucun chef n’a soulevé l’état actuel de ce programme. La couverture du programme d’assurance-emploi ne protège pourtant plus que 43,6 % des chômeurs. Cette couverture tombe d’ailleurs à 23,8 % chez les jeunes et à 19,4 % chez les travailleurs à temps partiel.

Seulement en 2008-2009, ce sont 2,14 millions de demandes de prestations qui ont été déposées, dont un nombre important furent rejetés à cause des critères plus rigides d’admissibilité. Depuis une vingtaine d’années, tous les gouvernements qui se sont succédés à Ottawa n’ont eu de cesse de réduire la portée et l’efficacité de ce programme. L’assurance-emploi est ainsi devenue une source de revenus pour un gouvernement qui ne participe aucunement à son financement.

Mettre fin au pillage et rétablir un véritable programme
Les cotisants sont en droit de réclamer qu’un prochain gouvernement mette fin au pillage des cotisations des travailleurs et des employeurs, et qu’il rétablisse un programme d’assurance-emploi qui soit à la hauteur des besoins, soit assurer une sécurité économique aux travailleurs qui se retrouvent en chômage. Tous, nous comprenons l’importance d’un tel programme dans la vie de centaines de milliers de nos concitoyens.

C’est pourquoi nous interpellons les chefs politiques, et tous leurs candidats et candidates, pour qu’ils se prononcent clairement sur la question.


* Les leaders des Sans-Chemise sont : Pierre Céré, porte-parole du Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC), Daniel Boyer, secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Roger Valois, vice-président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Daniel B. Lafrenière, secrétaire-trésorier de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), et François Vaudreuil, président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD).

– 30 –


Source : Coalition des Sans-Chemise avec CNC, FTQ, CSN, CSQ, CSD
Informations :
Pierre Céré, CNC, 514 606-4074
Isabelle Gareau, FTQ, 514 953-0142
Michelle Filteau, CSN, 514 894-1326
Marjolaine Perreault, CSQ, 514 235-5082
Jacques Désy, CSD, 514 231-1273

Coalition des SansChemise

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Posté le 15/04/2011
13 avr. 2011 15h12 HE
Les partis doivent aborder la question du manque d'accès à l'AE
Le CTC dit qu'un trop grand nombre de sans-emploi se voient privés de prestations


OTTAWA, ONTARIO--(Marketwire - 13 avril 2011) - Tous les partis qui prendront part aux élections fédérales de 2011 devraient aborder la question du manque d'accès des Canadiens et Canadiennes en chômage aux prestations d'assurance-emploi, dit Ken Georgetti, président du Congrès du travail du Canada.
« Le nombre des emplois a augmenté légèrement depuis le pire de la récession, mais il reste que le taux de chômage demeure élevé et que notre Régime d'AE est défectueux », affirme M. Georgetti. « Selon les données les plus récentes, seuls 44 % des personnes en chômage reçoivent des prestations ordinaires d'AE alors que plus de 50 % en touchaient vers le milieu de 2009, quand les prolongations spéciales des prestations étaient en vigueur. »
M. Georgetti ajoute que de nombreuses personnes en chômage ont épuisé leurs prestations et que d'autres n'ont jamais eu droit à des prestations d'AE. Il fait remarquer que, dans bon nombre de grandes villes et de communautés durement frappées, le taux de chômage dépasse considérablement la moyenne nationale mais la proportion des sans-emploi qui reçoit des prestations d'AE est inférieure à la moyenne nationale.
Il appelle à la prise de mesures de réforme facilitant l'obtention de prestations et prolongeant la période de prestations pendant que le taux de chômage demeure élevé.
Taux de chômage et prestataires d'AE en tant que proportion des sans-emploi, décembre 2010

Taux de chômage Prestataires d'AE en tant que proportion des sans-emploi
Canada 7,7 % 44,3 %
Montréal 8,5 % 35,2 %
Toronto 8,3 % 28,6 %
Oshawa 9,4 % 25,3 %
St. Catharines-Niagara 9,4 % 36,8 %
Windsor 10,9 % 34,6 %

Données de Statistique Canada sur les régions métropolitaines de recensement (moyenne mobile sur 3 mois)

Le Congrès du travail du Canada, voix nationale du mouvement syndical, représente 3,2 millions de travailleuses et travailleurs canadiens. Le CTC réunit les syndicats nationaux et internationaux du Canada, les fédérations provinciales et territoriales du travail et 130 conseils du travail régionaux. Site Web : www.congresdutravail.ca.
Congrès du Travail du Canada

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Posté le 13/04/2011
La Coalition assurance-emploi réclame la permanence des mesures transitoires

La Coalition assurance-emploi du Bas-Saint-Laurent compte bien faire du maintien des mesures transitoires, concernant l'actuel régime d'assurance-emploi dans la région, son cheval de bataille et être partie prenante de la campagne électorale à ce sujet.

Les membres de la Coalition assurance-emploi du Bas-Saint-Laurent formée d'Action Chômage Kamouraska, de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ainsi que du Syndicat de la fonction publique du Québec ont adressé une demande à la ministre des Ressources humaines et du Développement social, Diane Finley, visant la reconduite des mesures transitoires instaurées en 2000.

Alain Lagacé, d'Action Chômage Kamouraska, Alain Harisson, de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Nelson Isabel, de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), ainsi que Richard Caron, du Sydicat de la fonction publique du Québec, solliciteront l'appui des formations politiques quant au maintien des mesures transitoires en assurance-emploi.


« L'abolition de cette mesure serait catastrophique pour les travailleurs, les employeurs et pour l'économie de notre région, car beaucoup de sans-emploi ne pourraient se qualifier et d'autres verraient leur prestation se terminer avant la reprise de leur travail, entraînant un trou noir dans leur budget », peut-on lire dans la correspondance datée du 5 mars dernier.

Les membres de la Coalition assurance-emploi du Bas-Saint-Laurent procéderont à la pose de 160 affiches semblables à celle-ci dans la région.


Suite à sa décision de séparer les régions Bas-Saint-Laurent et Gaspésie, le ministère fédéral du Développement social avait décidé d'introduire une mesure transitoire ayant pour but d'inclure les régions de la Côte-Nord et de la Basse-Côte-Nord au calcul du taux de chômage effectif au Bas-Saint-Laurent. Cette mesure permettait de maintenir un taux de chômage suffisant afin de faciliter l'accès au régime d'assurance-emploi.

Le taux de chômage actuel oscille autour des 11,5 % avec l'application de la mesure transitoire ; sans cette dernière le taux serait, selon la coalition, de l'ordre de 10 % et moins. « Pour se qualifier à l'A-E, une personne doit présentement accumuler 490 heures de travail afin d'avoir droit à 28 semaines de prestations ; avec la fin des mesures transitoires, un travailleur devra effectuer 560 heures afin d'obtenir 20 semaines de prestations. C'est inacceptable pour la région », déclare Alain Lagacé, représentant d'Action Chômage Kamouraska.

La coalition procédera à la pose de 160 affiches afin de faire connaître ses revendications et compte bien interpeller le monde politique au cœur de la campagne électorale fédérale. « Le législateur doit rétablir un programme qui protège sa population des conséquences économiques du chômage. Nous interpellons les partis politiques pour qu'ils se prononcent sur la question », a conclu Richard Caron.
L'Avantage

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Posté le 12/04/2011
Pourquoi ce silence, M. Ignatieff

Voici le texte intégral publié dans la Presse du 11 avril 2011.

Pierre Céré
Porte-parole du Conseil national des chômeurs (CNC)


« Plus de 40 % des personnes qui sont au chômage dans ce pays n’ont pas droit aux prestations d’assurance emploi. […] L’assurance emploi utilise toujours 58 critères d’admissibilité régionaux différents. Cela n’a aucun sens. […] À Mississauga, un père de quatre enfants dont l’épouse touche des prestations d’invalidité, a cotisé à l’assurance emploi mais n’y est pas admissible parce qu’il lui manque 11 heures de travail, selon les règles en vigueur. Ces règles sont injustes. […] Il faut absolument réformer notre système d’assurance emploi. »

Ces mots, Monsieur Ignatieff, sont les vôtres, signés de votre propre main, publiés dans les pages de ce même journal le 23 mai 2009. Vous sortiez du Congrès du Parti libéral du Canada, fort, et vous avez osé réclamer des changements à l’assurance emploi, allant même jusqu’à proposer, à titre temporaire, le fameux « 360 heures » comme critère unique d’admissibilité. Nous étions en effet en pleine crise de l’emploi, certaines régions du Canada plus affectées que d’autres. Votre proposition avait alors semé une véritable commotion politique. Vous menaciez même de faire tomber le gouvernement Harper sur ces questions.

Nous avons, alors, salué votre courage. Ce courage s’entendant par un chef politique qui semblait s’engager à réparer les injustices commises dans le programme d’assurance emploi, par son propre parti auparavant au pouvoir. La commotion a été énorme. Certains, comme l’économiste Pierre Fortin, a salué votre geste; d’autres l’ont dénoncé comme une mesure « désincitative » à l’emploi. Ces mêmes oiseaux du malheur oubliaient que plus de 70 % des chômeurs ne se rendent pas à la fin de leurs prestations, et qu’au Canada la durée moyenne d’une période de prestations est d’à peine 18 semaines, et cela tout simplement parce que les chômeurs demeurent des travailleurs, et des travailleurs qui veulent travailler.

Depuis 2006 Monsieur Ignatieff, nous avons eu plusieurs échanges avec nombres de vos députés : Pablo Rodriguez, Denis Coderre, Mike Savage, d’autres encore. Nous avons rencontré à deux reprises votre caucus québécois. Nous avons entendu vos mots, lu votre analyse et la perspective que vous offriez. Pourquoi n’y a-t-il rien, absolument rien, à propos du programme d’assurance-emploi dans la plate-forme électorale du Parti libéral, dévoilée le 3 avril? Rien Monsieur Ignatieff !

Pourtant, les constats que vous faisiez en 2009 sont toujours vrais, ils demeurent toujours et cruellement vrais : plus de 40 % des personnes qui sont au chômage, et qui ont pourtant cotisé à ce régime au cours de la dernière année, n’ont pas droit aux prestations d’assurance emploi. C’est pourquoi nous menons campagne avec la Coalition des Sans-Chemise, réclamant justice et la fin de ce tripotage éhonté de la caisse d’assurance emploi. Nos demandes vont dans le sens de réhabiliter l’essence même de ce que devrait être l’assurance emploi, soit un programme qui protège économiquement les travailleurs qui se retrouvent entre deux emplois, c’est-à-dire en chômage. Nous réclamons aussi une caisse autonome. Le gouvernement ne doit plus être le bizarre de banquier de ce programme, celui qui ne finance rien mais qui part avec la caisse de nos cotisations.

Si le présent régime d’assurance emploi a un cerveau, il est malade, et surtout il n’a pas de cœur. Combien de milliers de travailleurs ont été refusés à l’assurance-emploi après une perte d’emploi? Combien de milliers de travailleurs et de travailleuses ont vécu de véritables drames humains de toutes sortes, suite à une mise à pied et au refus de l’assurance-emploi, ou face à une trop courte période de prestations, ou à une prestation diminuée à cause de la période de base et du dénominateur, pour parler leur langage législatif? Même vos députés, Monsieur Ignatieff, nous réfèrent ces gens.

Que signifie votre silence Monsieur Ignatieff? Vous avez peur des conservateurs? Vous craignez leur « clip » du « 9 semaines de travail pour 1 an d’assurance-chômage »? Devons-nous plutôt comprendre qu’il ne s’agissait, de votre part, que de manœuvres et stratégies politiques plutôt que de convictions? Êtes-vous, Monsieur Ignatieff, un homme de conviction? Je vous pose la question. Je m’adresse à vous. Prendrez-vous ce temps, et aurez-vous ce courage, de me répondre?

Au Conseil national des chômeurs (CNC), nous nous attendons, minimalement, à ce que vous vous exprimiez sur la question, ne serait-ce que pour engager un futur gouvernement libéral à nommer une Commission, incluant des représentants des cotisants (travailleurs et employeurs), pour proposer les corrections nécessaires, et justice, enfin, pour notre population, qui le mérite bien.

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Posté le 11/04/2011
SFPQ

Le SFPQ joint la coalition des sans-chemise

La Coalition des Sans-Chemise du Bas-St-Laurent composée d’Action Chômage Kamouraska, du Conseil régional de la FTQ, du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN) et du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), a lancé une vaste campagne de demande d’appui à sa revendication de rendre permanente la mesure transitoire de la bonification du taux de chômage pour la région du Bas-Saint-Laurent – Côte-Nord.

« Nous interpellons tous les élus, mais aussi les organisations populaires, citoyennes, communautaires et syndicales de la région afin de demander leur appui formel. Il faut que la ministre Diane Finley comprenne que le Bas-Saint-Laurent est déterminé à conserver la mesure transitoire », de déclarer Vincent Couture, président du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN). « Nous avons d’ailleurs demandé à rencontrer monsieur Bernard Généreux, seul député conservateur de la région », de poursuivre Alain Lagacé, coordonnateur d’Action Chômage Kamouraska.

Suite au retrait des régions de la Gaspésie et de la Basse-Côte-Nord du calcul du taux de chômage du Bas-Saint-Laurent, une mesure transitoire a été mise en place au début des années 2000, puis reconduite tous les deux ans, afin d’éviter des effets catastrophiques sur notre économie régionale.

Si cette mesure n’est pas reconduite en avril 2010, cela aura pour effet, entre autres, d’augmenter la norme d’admissibilité. De fait, la période de qualification permettant l’admissibilité à des prestations serait haussée d’au moins 70 heures. « Pour notre région, les effets seraient dramatiques sur les plans économique et humain. Nous estimons qu’en conséquence, plusieurs prestataires ne réussiraient pas à se qualifier. De plus, la fin de la mesure signifierait une diminution de la durée des prestations d’au moins huit semaines. Cela aurait pour effet que plusieurs travailleurs saisonniers n’auraient pas assez de prestations pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille jusqu’à la reprise de leur travail », de mentionner Alain Harrison du Conseil régional de la FTQ.

En conséquence, la région du Bas-Saint-Laurent, à elle seule, subirait une perte de revenu de 30 millions de dollars. « Cela entraînerait une augmentation de la pauvreté pour un très grand nombre de familles de notre région et contribuerait à accélérer la dévitalisation des municipalités qui sont déjà aux prises avec ce grave problème. Nous nous attendons à ce que cet appui soit sans équivoque de la part des élus et des organisations de la région », de conclure Richard Caron du Syndicat de la fonction publique du Québec.
SFPQ

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Posté le 11/04/2011
Duceppe attaque sur la réforme de l'assurance emploi

Paradis, Steeve
Baie-Comeau - Gilles Duceppe ne pouvait évidemment passer sur la Côte-Nord sans parler de chômage, une réalité qui touche plusieurs citoyens de la région. Comme il le martèle depuis plus d'une dizaine d'années, le chef du Bloc québécois a de nouveau exigé une réforme de l'assurance emploi lors de son arrêt à Baie-Comeau, hier.

"L'assurance emploi n'est plus une assurance, c'est devenu une pompe à dollars pour le gouvernement fédéral", a déclaré le chef du Bloc, accompagné de son candidat dans Manicouagan, Gérard Asselin, et du porte-parole du regroupement des Sans chemise, Réjean Girard. Il a d'ailleurs rencontré le groupe pour écouter leurs doléances.

"Dans le dernier budget, les conservateurs n'ont rien prévu pour bonifier l'assurance emploi et dans leur plate-forme électorale, les libéraux ne prévoient rien pour rendre l'assurance emploi accessible à ceux qui en ont besoin", a-t-il poursuivi en signalant que, dans ce dossier, "libéraux et conservateurs, c'est du pareil au même".

M. Duceppe propose donc de nouveau une réforme globale du régime d'assurance emploi, réforme qui apporterait notamment un seuil d'admissibilité de 360 heures pour tous, ce qui est loin d'être le cas actuellement. "On profite de la campagne électorale pour demander une bonification du régime, car ça n'a pas de bon sens qu'un chômeur sur deux n'ait pas accès à l'assurance emploi", a ajouté M. Girard des Sanschemise. Pour la Côte-Nord, la réforme permettrait aux travailleurs qui ont fait 360 heures de recevoir 31 semaines de prestation, en incluant les mesures des projets-pilotes.

éviter le "trou noir"

Parmi les demandes du Bloc, on trouve l'augmentation de la période de prestations pour éviter le "trou noir", soit le laps de temps entre la fin des prestations d'assurance emploi et le début de celles de l'aide sociale. Le parti désire également éliminer le délai de carence de deux semaines, hausser le niveau des prestations de 55 % à 60 % du salaire gagné et mettre en place "une vraie caisse autonome que le gouvernement ne peut plus voler".

Selon M. Duceppe, un total de 57 milliards $ ont été "volés" dans la caisse d'assurance emploi depuis le milieu des années 90 à la suite "des coupes sauvages" des libéraux. "Et les conservateurs n'ont rien fait après avoir pris le pouvoir pour améliorer le régime et ils ont fait passer une loi pour faire en sorte que le gouvernement n'ait pas à rembourser l'argent volé à la caisse d'assurance emploi", a-t-il argué.

Même s'il réclame, sans succès, ces changements depuis des lunes, Gilles Duceppe n'a pas l'intention de modifier son discours. "On ne peut pas accepter l'inacceptable, a-t-il lancé. Le système est mal fait et il ne faut pas rester muet devant ça."

Quant à la controverse qui a mené à l'expulsion du candidat libéral dans Manicouagan, André Forbes, M. Duceppe a estimé que Michaël Ignatieff a pris la bonne décision, "compte tenu de l'ensemble de l'oeuvre du personnage".

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Posté le 11/04/2011
Les Sans-Chemise s’invitent dans la campagne

De nouvelles pancartes électorales ont fait leur apparition avant-hier dans les rues de Trois-Rivières, mais il ne s’agit pas d’un candidat.
Sujets : Conseil national des chômeurs , CSN , CSQ
«Assurance-emploi: un chômeur sur deux n’y a pas accès. Faut que ça change!» peut-on lire sur les affiches.
Il s’agit d’une offensive de la coalition nationale des Sans-Chemise. Le regroupement réunit des membres du Conseil national des chômeurs et chômeuses, de la CSN, la CSQ, la Centrale des syndicats démocratiques et la FTQ.
Les Sans-Chemise mènent campagne depuis plusieurs années pour l'amélioration du régime d'assurance-emploi, de façon à ce que les travailleurs soient mieux protégés lors d'une période de chômage. Ils dénoncent le gouvernement canadien qui «continue à faire la sourde oreille».
«Pour nous, la question de l’assurance-emploi est un enjeu électoral important. C’est pourquoi on veut attirer l’attention sur notre cause durant la campagne. Les candidats n’en parlent pas. Au niveau de la coalition, on veut interpeller les candidats, surtout les libéraux et les conservateurs», explique Michel Dupont, porte-parole régional des Sans-Chemise.
Une sortie publique est à prévoir d’ici le 2 mai, mais rien ne peut être confirmé à l’heure actuelle.
L'hebdo journal

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Posté le 08/04/2011

Les Sans-Chemise s'affichent
PAUL-ANDRÉ PARENT
Argent - Publié le 7 avril 2011 à 10:14


De nouvelles affiches sont apparues dans divers secteurs de la Beauce. On a pu les voir sur les poteaux en plusieurs endroits depuis le mercredi matin 6 avril. Imprimées en jaune et noir et très voyantes, elles dénoncent une situation nationale.

Les affiches en questions sont posées par paires et lancent un message en deux parties. La première affiche qui arbore une photo du premier ministre sortant Harper dit «Un changement à l’assurance-emploi ? Penses-y même pas !». La seconde continue le message «Assurance-emploi… 1 chômeur sur 2 n’a pas accès. Faut que ça change !»

Les affiches sont signées Les Sans-Chemise. Un recherche sur Internet a permis de savoir que cette action est revendiquée par une coalition de syndicats ou associations qui font des pressions pour l’amélioration du régime d’assurance-emploi afin qu’il apporte une meilleure protection aux travailleurs.

Les organisations concernées et réunies sous le nom de Coalition Nationale des Sans-Chemise regroupe le Conseil National des chômeurs et chômeuses (CNC), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Centre des syndicats démocratiques (CSD) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

Et on peut conclure que la coalition profite de la campagne électorale en cours pour faire valoir ses revendications.
L'Éclaireur progrès

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Posté le 08/04/2011
Duceppe attaque sur la réforme de l'assurance emploi
Steeve Paradis, collaboration spéciale
Le Soleil


(Baie-Comeau) Gilles Duceppe ne pouvait évidemment passer sur la Côte-Nord sans parler de chômage, une réalité qui touche plusieurs citoyens de la région. Comme il le martèle depuis plus d'une dizaine d'années, le chef du Bloc québécois a de nouveau exigé une réforme de l'assurance emploi lors de son arrêt à Baie-Comeau, hier.

«L'assurance emploi n'est plus une assurance, c'est devenu une pompe à dollars pour le gouvernement fédéral», a déclaré le chef du Bloc, accompagné de son candidat dans Manicouagan, Gérard Asselin, et du porte-parole du regroupement des Sans chemise, Réjean Girard. Il a d'ailleurs rencontré le groupe pour écouter leurs doléances.

«Dans le dernier budget, les conservateurs n'ont rien prévu pour bonifier l'assurance emploi et dans leur plate-forme électorale, les libéraux ne prévoient rien pour rendre l'assurance emploi accessible à ceux qui en ont besoin», a-t-il poursuivi en signalant que, dans ce dossier, «libéraux et conservateurs, c'est du pareil au même».

M. Duceppe propose donc de nouveau une réforme globale du régime d'assurance emploi, réforme qui apporterait notamment un seuil d'admissibilité de 360 heures pour tous, ce qui est loin d'être le cas actuellement. «On profite de la campagne électorale pour demander une bonification du régime, car ça n'a pas de bon sens qu'un chômeur sur deux n'ait pas accès à l'assurance emploi», a ajouté M. Girard des Sans chemise. Pour la Côte-Nord, la réforme permettrait aux travailleurs qui ont fait 360 heures de recevoir 31 semaines de prestation, en incluant les mesures des projets-pilotes.

Éviter le «trou noir»

Parmi les demandes du Bloc, on trouve l'augmentation de la période de prestations pour éviter le «trou noir», soit le laps de temps entre la fin des prestations d'assurance emploi et le début de celles de l'aide sociale. Le parti désire également éliminer le délai de carence de deux semaines, hausser le niveau des prestations de 55 % à 60 % du salaire gagné et mettre en place «une vraie caisse autonome que le gouvernement ne peut plus voler».

Selon M. Duceppe, un total de 57 milliards $ ont été «volés» dans la caisse d'assurance emploi depuis le milieu des années 90 à la suite «des coupes sauvages» des libéraux. «Et les conservateurs n'ont rien fait après avoir pris le pouvoir pour améliorer le régime et ils ont fait passer une loi pour faire en sorte que le gouvernement n'ait pas à rembourser l'argent volé à la caisse d'assurance emploi», a-t-il argué.

Même s'il réclame, sans succès, ces changements depuis des lunes, Gilles Duceppe n'a pas l'intention de modifier son discours. «On ne peut pas accepter l'inacceptable, a-t-il lancé. Le système est mal fait et il ne faut pas rester muet devant ça.»

Quant à la controverse qui a mené à l'expulsion du candidat libéral dans Manicouagan, André Forbes, M. Duceppe a estimé que Michaël Ignatieff a pris la bonne décision, «compte tenu de l'ensemble de l'oeuvre du personnage».
LeSoleil

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Posté le 07/04/2011
Le Canada Français
Actualité, jeudi 7 avril 2011, p. A31


Les Sans-Chemise s'invitent dans la campagne électorale

Valérie Legault
Les Sans-Chemise se lancent à leur tour dans la campagne électorale. Leur revendication: modifier la loi sur l'assurance-emploi afin que les travailleurs soient mieux protégés lors d'une période de chômage.

«Assurance-emploi... Un chômeur sur deux n'y a pas accès. Faut que ça change!», peut-on lire sur les affiches des Sans-Chemise dans nos rues. Enregistrés comme tiers auprès du Directeur général des élections du Canada, les Sans-Chemise se feront le plus visible possible jusqu'au 2 mai, jour du scrutin.

L'organisme n'en est pas à sa première campagne électorale. Il fait pression sur cinq revendications afin de rétablir un régime qu'il trouve considérablement malmené depuis les années 1990.

La première d'entre elles consiste à réclamer un critère unique d'admissibilité de 360 heures pour répondre à la réalité du monde du travail. La deuxième fait référence au calcul du taux de prestations. Selon les Sans-Chemise, le calcul devrait être établi sur la moyenne des 12 meilleures semaines de la dernière année. L'organisme croit aussi qu'un taux de remplacement relevé à 60% serait beaucoup plus juste pour tout le monde.

Trou noir

Bien des travailleurs saisonniers seraient confrontés chaque année au «trou noir», une période sans revenus entre la fin de leurs prestations et leur retour au travail. C'est pourquoi les Sans-Chemise croient qu'il faudrait augmenter la période de prestations d'au moins cinq semaines.

L'organisme milite aussi pour la mise en place d'une caisse autonome de l'assurance-emploi, ce qui permettrait d'éviter, selon lui, de détourner les surplus accumulés qui s'élèvent à plus de 57 milliards $ à ce jour. Enfin, il faudrait abolir le délai de carence, une méthode qu'il qualifie de passéiste pour faire porter la responsabilité des deux premières semaines de chômage sur le dos des travailleurs.

Les Sans-Chemise comptent sur le dynamisme de plusieurs leaders dans le Haut-Richelieu, soit André Houle, d'Inclusion, Fernande Lévesque, du Conseil central de la Montérégie - CSN, France Grégoire, du Syndicat de la fonction publique du Québec - Montérégie, France Turcotte et Thérèse Fortier, du Comité chômage du Haut-Richelieu et du Suroît, Nathalie Grenier, de la Corporation de développement communautaire Haut-Richelieu-Rouville, et Sylvie Brodeur, de la Pastorale sociale de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Illustration(s) :

(Photo Rémy Boily)
Thérèse Fortier, André Houle, Fernande Lévesque, France Grégoire, Nathalie Grenier et France Turcotte, du Comité des Sans-Chemise de Saint-Jean-sur-Richelieu, militeront pendant toute la campagne pour améliorer la condition des chômeurs.

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Posté le 05/04/2011
Jean-Luc Mongrain

Assurance-emploi: les Sans-Chemise souhaitent donner le ton à la campagne électorale. Entrevue: Roger Valois, v-p. CNS.
Jean-Luc Mongrain, Canoe

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Posté le 05/04/2011
Élections 2011: La Coalition des Sans-Chemise s'affiche dans la région de Québec

(Source: Radio-Canada) La campagne de visibilité entreprise par la Coalition des Sans-Chemise atteint la région de Québec. Des affiches dénonçant les iniquités du programme d'assurance emploi se retrouvent désormais à côté des affiches électorales.

La campagne de visibilité entreprise par la Coalition des Sans-Chemise atteint la région de Québec. Des affiches dénonçant les iniquités du programme d'assurance emploi se retrouvent désormais à côté des affiches électorales.
Les premières affiches sont apparues dimanche. Elles représentent le premier ministre Stephen Harper avec le slogan : « Un changement à l'assurance emploi? Penses-y même pas. »
« En début de semaine, on devrait placarder le centre-ville, les centres d'achat et ainsi de suite. Si on parle de Chaudière-Appalaches, on parle d'une douzaine ou une quinzaine de municipalités qui sont présentement placardées », explique Sébastien Boies, président du Conseil régional de la Fédération des travailleurs du Québec.
Regroupant les grandes centrales syndicales, la Coalition des Sans-Chemise a vu le jour dans Charlevoix il y a 10 ans. Son objectif est de dénoncer les iniquités du programme d'assurance emploi pour les travailleurs saisonniers.
« Les autres groupes de défense des droits de chômeurs ont vu là une belle opportunité pour pousser nos revendications au-delà de la région de Charlevoix », explique Danie Harvey d'Action chômage de Charlevoix.
Neutralité
Si les affiches de la Coalition des Sans Chemise dénoncent les politiques conservatrices, surtout en ce qui a trait à l'accès à l'assurance emploi, l'organisme se défend bien de favoriser un parti.
Pour pouvoir s'afficher, la Coalition des Sans-Chemise a dû s'enregistrer comme groupe tiers auprès d'Élections Canada. Elle dispose d'un budget de 40 000 $.

RadioCanada

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Posté le 04/04/2011
04.04.2011
Modifications majeures réclamées à l'assurance-emploi - Les Sans-Chemise veulent du changement


La Coalition des Sans-Chemise sera partie prenante des élections fédérales pour réclamer des améliorations substantielles au programme d'assurance-emploi. Au nombre des grands objectifs visés par la coalition, on retrouve :
• une amélioration importante de l'accessibilité au régime d'assurance-emploi
• une augmentation notable du taux de prestations
• une plus longue période de prestations
• une réelle caisse autonome
• l'abolition du délai de carence.

Selon Michel Bédard, ex-actuaire en chef du Programme d'assurance-emploi, entre 1990 et 2003, en vertu du budget déposé par le ministre fédéral des Finances, le « gouvernement compte aller chercher, entre 2012 et 2016, de nouveaux surplus d'environ 12 ou 13 milliards, à même les cotisations d'assurance-emploi des salariés et des employeurs ». Il explique que pour arriver à ces fins, « le gouvernement fédéral, en juillet 2010, s'est définitivement emparé de la réserve de 57 milliards $ du régime d'AE, réserve bâtie en totalité sur les cotisations excédentaires des employeurs et des employés, de 1996 à 2009 ».

Pour sa part, France Bibeau, économiste et spécialiste du régime d'assurance-emploi, rappelle que le « programme d'assurance-emploi a été grandement altéré en 1996, ce qui a eu des effets discriminatoires à l'égard de certaines catégories de travailleurs. Ainsi, cette réforme a beaucoup pénalisé les travailleurs atypiques qui sont majoritairement des femmes. La couverture du programme d'assurance-emploi (le ratio prestataires/chômeurs) demeure excessivement basse, à 43,6%. En d'autres mots, plus d'un chômeur sur deux n'a pas accès aux prestations. Chez les jeunes, cette couverture tombe à 23,8% alors que les travailleurs à temps partiel ne sont protégés qu'à raison de 19,4%. »

Pour la Coalition des Sans-Chemise, qui réunit le CNC, la FTQ, la CSN, la CSQ et la CSD, il ne fait aucun doute que le programme de l'assurance-emploi doit retrouver sa fonction première, soit celle de protéger les travailleuses et les travailleurs en leur assurant une sécurité économique entre deux emplois. Il est d'ailleurs manifeste qu'aucun gouvernement ne peut plaider le manque de fonds pour s'opposer aux modifications demandées.

Les Sans-Chemise poursuivront cet objectif d'une bonification du régime d'assurance-emploi. La présente campagne, appuyée par des milliers de pancartes et autres outils publicitaires, se déroulera dans toutes les régions du Québec pendant toute la campagne électorale. Différentes actions parsèmeront cette campagne d'opinion publique.

La solution aux problèmes du régime d'assurance-emploi est politique : le législateur doit rétablir un programme qui protège sa population des conséquences économiques du chômage. Les partis politiques doivent se prononcer sur la question.
Cybersolidaires

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Posté le 04/04/2011
Assurance-emploi: les Sans-Chemises s'invitent dans la partie
Claude Lévesque 4 avril 2011 Élections 2011


Vous avez probablement remarqué depuis quelques jours ces drôles d'affiches «électorales» qui représentent la tête dessinée de Stephen Harper avec le slogan: «Un changement à l'assurance-emploi? Penses-y même pas.»

Ces publicités ont été produites par un groupe «tiers» enregistré auprès d'Élections Canada, les Sans-Chemises, qui réclament des prestations d'assurance-emploi plus généreuses pour les chômeurs et une plus grande accessibilité à celles-ci, tout en dénonçant l'appropriation par le gouvernement fédéral des surplus milliardaires de la caisse du régime.

Seulement 43,6 % des chômeurs ont actuellement droit aux prestations, a affirmé France Bibeau, une économiste spécialisée dans ces questions, dans une vidéo projetée au cours d'une conférence de presse hier matin à Montréal. Le ratio est beaucoup plus bas pour les femmes et les jeunes, parce qu'ils occupent souvent des emplois «atypiques» qui les disqualifient, notamment en raison d'un nombre d'heures travaillées trop faible.

Avant que les règles de l'assurance-emploi ne soient changées au milieu des années 1990, c'est près de 80 % des chômeurs canadiens qui étaient indemnisés.

«Pas un candidat, pas un chef ne parle de ça. Si les partis ne font pas leur job, on va la faire à leur place», s'est indigné Roger Valois, vice-président de la CSN, qui aussi a qualifié de «vol» le détournement des surplus de la caisse d'assurance-emploi, constitués par les cotisations des salariés et de leurs employeurs, vers le budget de fonctionnement du gouvernement fédéral.

Quatre centrales

Les Sans-Chemises constituent un groupe «tiers» en vertu de la loi électorale canadienne, c'est-à-dire qu'ils peuvent promouvoir une cause et les candidats qui paraissent le défendre, tout en se soumettant à un contrôle de leurs dépenses. Il est constitué de quatre centrales syndicales — la CSN, la FTQ, la CSD et la CSQ — ainsi que du Comité national des chômeurs, lequel fédère des regroupements régionaux de sans-emploi. La coalition était déjà intervenue lors des trois campagnes électorales fédérales qui ont eu lieu depuis 2004.

Les Sans-Chemises revendiquent en outre une augmentation «notable» du taux des prestations, une plus longue période de prestations, l'abolition du délai de carence et une «réelle caisse autonome».

«Le gouvernement compte aller chercher, entre 2012 et 2016, de nouveaux surplus d'environ 12 ou 13 milliards à même les cotisations d'assurance-emploi des salariés et des employeurs», a affirmé à ce sujet Michel Bédard, ex-actuaire du Programme d'assurance-emploi, dans une autre vidéo présentée lors de la même conférence de presse. M. Bédard a également reproché au gouvernement Harper de s'être «définitivement emparé» en 2010 de la réserve de 57 milliards du régime d'assurance emploi, dans laquelle les gouvernements précédents n'avaient d'ailleurs pas hésité à puiser.
Le Devoir

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Posté le 04/04/2011
Les Sans-Chemises exige des modifications à l'assurance-emploi
Publié le 03 avril 2011 à 10h16


La Coalition des Sans-Chemise s'invite dans la campagne électorale fédérale pour réclamer des modifications importantes au programme d'assurance-emploi, qui, selon elle, est «grandement malmené» depuis plusieurs années.

Le regroupement composé de la FTQ, de la CSN, de la CSQ, de la SCD et du Conseil national des chômeurs a lancé dimanche à Montréal sa propre offensive publicitaire.

Pour se faire entendre, les Sans-Chemise se sont inscrits comme «tiers» auprès du directeur des élections du Canada afin de poser, comme les partis fédéraux, des milliers de pancartes à saveur électorale dans l'ensemble du Québec.

Mais plutôt que demander aux citoyens de voter pour un candidat, la coalition demande aux formations politiques de s'occuper des chômeurs. Plus précisément, elle souhaite voir une amélioration de l'accessibilité au régime d'assurance-emploi, une augmentation du taux et de la durée de prestation, une caisse autonome ainsi que l'abolition du délai de carence.

Et même si les Sans-Chemise dénoncent les politiques conservatrices de Stephen Harper, le porte-parole du Conseil national des chômeurs, Pierre Céré, explique que la coalition n'a pas de préférence politique.

Tout ce qu'elle veut, explique M. Céré, c'est que les partis s'expriment sur la question pour obtenir un régime qui protège économiquement les travailleurs quand ils perdent leur emploi. Et force est de constater, souligne-t-il, que le Parti conservateur a échoué à cet égard.

La Coalition des Sans-Chemise fait également campagne dans les médias sociaux.
Cyberpresse

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Posté le 04/04/2011
Les Sans-Chemise s'invitent dans la campagne

Par Josianne Desjardins | Agence QMI

La Coalition des Sans-Chemise, qui réunit plusieurs centrales syndicales, profite de la campagne électorale pour demander aux chefs des partis fédéraux d'améliorer l'accessibilité au régime d'assurance-emploi.

Lors d'une conférence de presse tenue dimanche, à Montréal, les leaders de cette Coalition, composée de la CSN, du CNC, de la FTQ, de la CSQ et de la CSD, sont venus réitérer l'importance des changements réclamés à l'assurance-emploi.

Convaincus que les critères d'admissibilité sont «discriminatoires à l'égard de certaines catégories de travailleurs», les Sans-Chemise revendiquent l'accès au régime pour tous les chômeurs qui ont complété au moins 360 heures de travail, soit l'équivalent de deux mois et demi de travail à temps plein.

Actuellement, pour être admis au régime d'assurance-emploi, le chômeur canadien qui a perdu son emploi «sans en être responsable» doit avoir cumulé 910 heures de travail, ce qui représente six mois et demi de travail à temps plein dans l'année précédant sa demande.

La Coalition réclame aussi une augmentation du taux de prestations, basé sur la moyenne des 12 meilleures semaines de la dernière année de travail.

57 milliards $ envolés

L'ex-actuaire en chef du programme d'assurance-emploi, Michel Bédard, a pointé du doigt le gouvernement Harper, qui s'est «emparé, en 2010, de la réserve de 57 milliards de $ au régime d'assurance emploi, bâtie en totalité sur les cotisations excédentaires des employés de 1996 à 2009».

De son côté, le vice-président de la CSN, Roger Valois, a accusé les conservateurs de Stephen Harper de «voleurs».

La Coalition intervient dans la campagne électorale pour s'occuper de la question, alors qu'aucun parti n'en a fait mention jusqu'à présent, a-t-il dit.

La Coalition des Sans-Chemise réclame la mise en place d'une «réelle caisse autonome, disposant de tous les outils nécessaires et d'un fonds de réserve suffisant».

Le mouvement des Sans-Chemise, qui n'est pas un parti politique, s'est inscrit comme «tiers» auprès du directeur des élections du Canada, ce qui lui permet d'afficher près de 6000 pancartes au Québec afin d'inciter la population à voter contre le gouvernement conservateur.

On peut donc lire, sur les affiches noires et jaunes installées parmi celles des autres partis : «Un changement à l'assurance-emploi ? Penses-y même pas !» et «Assurance-emploi... un chômeur sur deux n'a pas accès. Faut que ça change!».
TVA nouvelles

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Posté le 04/04/2011
Les Sans-Chemise font campagne

La Coalition des Sans-Chemise s'invite dans la campagne électorale fédérale pour réclamer des modifications importantes au programme d'assurance-emploi qui, selon elle, est « grandement malmené » depuis plusieurs années.

Le regroupement composé de la FTQ, de la CSN, de la CSQ, de la SCD et du Conseil national des chômeurs a lancé dimanche à Montréal sa propre offensive publicitaire.

Pour se faire entendre, les Sans-Chemise se sont inscrits comme « tiers » auprès du directeur des élections du Canada afin de poser, comme les partis fédéraux, des milliers de pancartes à saveur électorale dans l'ensemble du Québec.

Mais plutôt que de demander aux citoyens de voter pour un candidat, la coalition demande aux formations politiques de s'occuper des chômeurs. Plus précisément, elle souhaite voir une amélioration de l'accessibilité au régime d'assurance-emploi, une augmentation du taux et de la durée de prestation, une caisse autonome ainsi que l'abolition du délai de carence.

Et même si les Sans-Chemise dénoncent les politiques conservatrices de Stephen Harper, le porte-parole du Conseil national des chômeurs, Pierre Céré, explique que la coalition n'a pas de préférence politique.

Tout ce qu'elle veut, explique M. Céré, c'est que les partis s'expriment sur la question pour obtenir un régime qui protège économiquement les travailleurs quand ils perdent leur emploi. Et force est de constater, souligne-t-il, que le Parti conservateur a échoué à cet égard.

La Coalition des Sans-Chemise fait également campagne dans les médias sociaux.

La Presse Canadienne
Radio-Canada

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