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10 Novembre 2008
Dîner-causerie du CCM:
La table est mise pour de nouvelles alliances.

par Pierre Céré
Porte-parole du CNC
Le 24 octobre 2008, à peine 10 jours après le dernier scrutin fédéral, le Comité Chômage de Montréal organisait un dîner bénéfice. Dans ce contexte post-électoral, à l’heure où les perspectives économiques s’assombrissent, la question de l’assurance-emploi promet d’être un des enjeux incontournables de la prochaine session parlementaire.

Sans contredit un succès, ce dîner, en réunissant autour d’une même table Gilles Duceppe, chef du BQ; Jack Layton, chef du NPD; Danielle Casara, vice-présidente de la FTQ; Lise Poulin, secrétaire générale de la CSN; France Turcotte, représentante du CNC et Pierre Céré du Comité Chômage de Montréal, aura permis de préparer le terrain politique à une stratégie d’alliance non partisane destinée à faire adopter par le Gouvernement une réforme de la loi de l’assurance-emploi.

En plus des participants déjà cités, plus de 90 personnes se sont déplacées pour appuyer le CCM. Parmi ceux-ci, Pablo Rodriguez député du PLC dans Honoré-Mercier; Louise Harel, député péquiste d’Hochelaga-Maisonneuve; une dizaine d’élus du BQ; quelques députés du NPD, Thomas Mulcair et Yvon Godin; plus de soixante invités rattachés à différentes centrales syndicales telles la CSN, la FTQ, la CSQ, les Métallos et de nombreux TCA, et ce, sans oublier la dizaine de représentants de groupes de chômeurs. Dans cette salle de réception bondée, l’ambiance était à l’enthousiasme et les discours tournés vers l’avenir, à un point tel qu’il nous est permis de constater que l’assurance-emploi sera, au cours des mois qui viennent, un enjeu important.

À en juger par les nombreux commentaires et les félicitations que nous avons reçus, le dîner-causerie du Comité Chômage reviendra probablement l’an prochain.

Nous désirons remercier sincèrement ceux et celles qui étaient présents et qui nous ont permis d’atteindre notre objectif de financement de 5 000 $.



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Septembre 2008
Marche contre les politiques conservatrices



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23 avril 2008
« Un projet de loi qui change peu de choses* »
Un faux débat est entretenu à propos de la création de l’Office de financement de l’assurance-emploi
Par Pierre Céré, porte-parole du Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC)
René Roy, secrétaire général de la FTQ
Roger Valois, vice-président de la CSN
Daniel B. Lafrenière, vice-président de la CSQ
Il n’y a pas lieu d’entretenir un faux débat autour de la création de l’Office de financement de l’assurance-emploi. En effet, certains associent la création de cette société d’État à l’impossibilité, dorénavant, d’améliorer le régime d’assurance-emploi, prétextant que le gouvernement complète le mouvement de désengagement de l’État face aux chômeurs et que tout sera définitivement verrouillé. À l’autre bout de ce défaitisme, et perchés sur la même corde, les conservateurs sont tentés de nous faire croire que tout est réglé, mission accomplie.

Nous nous portons en faux contre ces oiseaux du malheur.

L’an passé, le gouvernement minoritaire de Stephen Harper a refusé de se joindre à la majorité parlementaire qui soutenait un projet de loi (C-269) proposant des améliorations importantes au régime d’assurance-emploi. Ce gouvernement a plutôt décidé de faire tomber ce projet de loi, en 3e lecture, en refusant d’accorder la recommandation royale. Il opposait ainsi une fin de non-recevoir catégorique à toute forme de bonification, usant d’astuces et parfois de mépris pour arriver à ses fins.

Lors du dernier budget, avec l’idée de détourner l’attention, il annonçait la mise sur pied prochaine d’une nouvelle société d’État, l’Office de financement de l’assurance-emploi, qui sera responsable, comme son nom l’indique, de la gestion du compte de l’assurance-emploi.

Le plan budgétaire, au chapitre 3, nous informe que cette société devra :
* gérer un compte bancaire distinct, ce qui devrait mettre fin au détournement des cotisations ;
* fixer le taux de cotisation de façon à équilibrer les revenus (cotisations) et les dépenses (prestations et administration), en établissant d’emblée que la nouvelle Société ne pourra faire varier (à la hausse ou à la baisse) le taux de cotisation que de 15 cents par année, ce qui est déjà le cas actuellement ; et
* maintenir une réserve de 2 milliards de dollars pour faire face aux différentes situations.

Cette société d’État ne disposera d’aucun pouvoir et n’aura aucune capacité d’intervention pour modifier la loi et les règlements de l’assurance-emploi, ceci demeurant la prérogative du Parlement canadien.

Nous pouvons certainement nous réjouir du fait que la création d’un compte distinct empêchera dorénavant le détournement des cotisations versées au régime. Nous pouvons même constater que cette proposition gouvernementale répond probablement aux nombreuses campagnes de pression dénonçant le « vol de la caisse ».

Par contre, force est de constater que la mise sur pied de cette société d’État ne règle rien aux véritables problèmes que nous avons soulevés : 54 milliards de dollars versés en cotisations à la caisse ont été détournés pendant que le régime d’assurance-emploi était comprimé de telle façon qu’il ne protège plus aujourd’hui que 45% des travailleurs, tous y ayant pourtant cotisé. Ces compressions ont réduit son accessibilité, diminué le nombre de semaines indemnisées en prestations, compliqué le calcul à la baisse du taux de prestations (période de base et dénominateur), etc. Les femmes et les jeunes en sont les premiers affectés.

C’est précisément l’injustice et l’iniquité de ces mesures que nous combattons depuis plus d’une dizaine d’années, et ces problèmes demeurent entiers. C’est cela qui est au cœur de notre action (par exemple avec les campagnes des Sans-Chemise) et qui continue d’être l’essence même de nos gestes, de notre parole, et c’est cela qui explique pourquoi, de façon imperturbable et sans relâche, nous organisons campagne après campagne, tablant sur l’élargissement de nos alliances et la recherche d’une solution politique.

La Marche des chômeurs d’octobre 2006 portait expressément cette volonté. En 2007, cela se traduisait par la mise sur pied d’une coalition qui dépassait, en force et en originalité, tout ce qui avait été vu jusqu’alors. En effet, nous réunissions autour d’une Plate-forme de changement soutenant le projet de loi C-269, des députés des trois (3) partis politiques de l’opposition (PLC, NPD, BLOC), quatre (4) centrales syndicales (CSN, FTQ, CSQ, CTC) ainsi que le mouvement des chômeurs organisé au CNC (Conseil national des chômeurs et chômeuses).

Ne nous laissons pas distraire

L’enjeu central, majeur, unique oserions-nous dire, demeure l’amélioration du régime d’assurance-emploi pour faire en sorte qu’en situation de chômage, c’est-à-dire entre deux emplois, un travailleur puisse recevoir un revenu de remplacement afin d’assurer sa sécurité économique, et en bout de ligne sa dignité, et celle des siens. Cela est d’autant plus vrai dans un monde globalisé où l’emploi créé est souvent de nature temporaire, pour ne pas dire précaire.

Office de financement de l’assurance-emploi ou pas, cela ne changera rien aux objectifs que nous nous sommes fixés et notre volonté de changement demeure aussi puissante.

La bonification du régime, telle que nous la souhaitons, sera toujours dépendante de la volonté du Parlement et du gouvernement au pouvoir. C’est pourquoi cette bataille demeure éminemment politique, comme l’est celle pour la récupération des 54 milliards de dollars qui ont été détournés.

Nous savons aussi que toute amélioration du régime devra s’accompagner d’une hausse minimale du taux de cotisation. Cela tombe dans le sens. Rappelons quand même qu’une hausse de 10 cents affecterait des recettes de 840 millions de dollars, ce qui faciliterait effectivement l’œuvre de reconstruction du régime.

En d’autres mots, avec ou sans Office de financement de l’assurance-emploi, les enjeux exposés demeurent entiers, nos combats justifiés et la résolution, possible. Ne nous laissons pas distraire.

* Campeau, Georges, Le dernier budget et la création de l’Office de financement de l’assurance-emploi, p.3.



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février 2008
Les Sans-Chemise préparent
de nouvelles campagnes de pression
par Pierre Céré
Porte-parole du CNC


Nous savons tous que le projet de loi C-269 est mort au feuilleton, comme ils disent. En effet, le 30 novembre dernier, malgré une opposition majoritaire (PLC, BLOC et NPD) soutenant ce projet et favorisant des améliorations substantielles au régime d’assurance-emploi, le gouvernement Harper, minoritaire, a bloqué sa possible adoption en refusant de lui accorder ce qui s’appelle une « recommandation royale », prérogative gouvernementale qui s’apparente à un droit de veto.

C-269 aura réuni pendant toute une année, de novembre 2006 à novembre 2007, une large coalition animée par le Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC) et réunissant l’ensemble du mouvement syndical québécois (CSN, FTQ, CSQ) et canadien (CTC) et les trois partis politiques de l’opposition parlementaire. Il n’a pas été facile de donner vie à cette coalition et surtout d’assurer sa progression. Mais cette coalition, résultat d’une formule de compromis entre toutes ces parties et envisageant les améliorations prévues au régime dans ce projet de loi, aura tenue le coup. Non seulement, elle a tenu le coup, mais nous avons l’intime conviction que tout ce travail aura permis l’enracinement de nos revendications et que les nécessaires changements au régime ont plus d’appuis qu’auparavant.

C’est dans cet esprit de continuité, et animés par la détermination du guerrier, que les Sans-Chemise* se préparent à lancer deux campagnes d’opinion publique.

S’attaquer aux conservateurs

La première campagne se déroulera entre fin février et début mars, dans les régions québécoises où les conservateurs ont des assises. Par une publicité radio et des encarts dans les journaux locaux et régionaux, nous voulons dénoncer les agissements de ce gouvernement qui a bloqué systématiquement toutes les possibilités d’apporter des améliorations au régime d’assurance-emploi, qui a fait fi d’une majorité parlementaire et du consensus social dont nous étions porteurs.

Nous interviendrons dans la prochaine campagne électorale

D’autre part, les Sans-Chemise ont pris la décision d’intervenir au cours des prochaines élections fédérales, en menant leur propre campagne de « publicité électorale ». Pour ce faire, les Sans-Chemise s’inscriront auprès du Directeur des élections du Canada, à titre de « tiers », et ferons imprimer panneaux et pancartes afin de couvrir l’ensemble du territoire québécois. Syndicats et groupes de chômeurs du CNC seront la cheville ouvrière de ce travail d’opinion publique.

Continuer jusqu’à la victoire

Les Sans-Chemise et, à travers eux, les groupes de chômeurs affiliés au CNC ainsi que le mouvement syndical, vont poursuivre leur action jusqu’à l’obtention d’une réforme de l’assurance-emploi qui nous assurera de meilleures protections.

Il y a plusieurs décennies, comme société, nous nous sommes donnés un régime d’assurance-chômage (aujourd’hui assurance-emploi) pour assurer un revenu de remplacement entre deux emplois. Les travailleurs cotisent à ce régime, les employeurs aussi. Le gouvernement l’administre mais n’y participe pas financièrement.

Cet « administrateur » a pourtant imposé de graves compressions qui ont eu des conséquences très néfastes dans la vie de bien des gens. Cela doit cesser.

Il faut revenir à l’esprit du régime et faire en sorte que les travailleurs soient mieux protégés face à la perte d’un emploi, avec l’assurance de recevoir un revenu de remplacement pour assurer leur subsistance et leur dignité en cas de chômage.



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novembre 2007
Le gouvernement conservateur fait fi de la majorité

Le gouvernement conservateur a imposé le baillon au projet de loi C-269 en refusant d’accorder la sanction royale empêchant ainsi un vote qui aurait été majoritairement en faveur.



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01 novembre 2007
Améliorer l’assurance-emploi :
Un débat au-delà des partisaneries politiques

Le Comité Chômage de Montréal, affilié au CNC, est engagé depuis de nombreuses années dans toutes les batailles pour l’amélioration du régime d’assurance-emploi.

Ainsi, en 2004, à travers la Coalition des Sans-Chemise (coalition réunissant les groupes de chômeurs et les syndicats), nous sommes intervenus dans la campagne électorale, avec notre propre publicité « électorale » qui posait la question suivante : « Qui a volé l’argent des chômeurs? Moi, je ne vote pas pour ça ! ». Nous avons répété l’expérience lors des élections fédérales de janvier 2006. Il y a un an, nous faisions partie de la colonne des marcheurs, partis de Montréal à pied, un 11 octobre au matin, pour arriver à Ottawa la semaine suivante, soit le 18 octobre.

C’est à partir de là, et suite aux rencontres avec les caucus des trois partis d’opposition, que notre stratégie s’est cristallisée : établir une large alliance entre le CNC, le mouvement syndical québécois et canadien et les partis politiques de l’opposition parlementaire à Ottawa (Bloc, NPD et Parti libéral du Canada). Alliance inusitée qui s’est effectivement mise en place à partir du mois de novembre 2006, sous le leadership du CNC. Inusitée parce que réunissant syndicats, groupes de chômeurs et partis politiques.

Inusitée parce que n’ayant jamais fait partie de nos pratiques : soit de demander au Parti libéral du Canada, aujourd’hui dans l’opposition, de faire partie de la solution au problème qu’il a lui-même et en bonne partie créé (les compressions imposées au régime d’assurance-emploi en 1996). Inusitée aussi, parce que demandant à trois partis politiques de s’unir, sans esprit partisan, autour d’un projet visant à améliorer l’assurance-emploi et d’imposer leur majorité parlementaire pour favoriser son adoption.

Le projet de loi C-269, qui a été retenu pour servir de véhicule à ce projet, est un projet de loi privé déposé par une députée du Bloc québécois, Madame Johanne Deschamps. Mais à partir du moment que les trois partis d’opposition, avec les autres composantes de cette alliance, acceptaient de se joindre à cet effort, il n’était plus, politiquement parlant, le fait d’un seul parti. C’est ce qui a permis à C-269 de passer le vote de 2e lecture, d’être adopté par le Comité parlementaire, après avoir été amendé à la hauteur de l’accord intervenu au sein de l’alliance. Un vote indicatif au Parlement d’Ottawa lors du rapport de la Commission parlementaire lui accordait toujours une majorité parlementaire.

C-269 fait actuellement l’objet de débats en 3e lecture, mais il n’y aura pas de vote. Le gouvernement conservateur a déjà fait savoir qu’il lui refusera la sanction royale. C’est une prérogative gouvernementale qui s’apparente à un droit de veto et qui s’applique dans le cas des projets de loi dits privés (présentés par un député). En faisant tomber ce projet de loi, pourtant soutenu par une majorité parlementaire, le gouvernement conservateur fait fi des règles démocratiques. Le mot « majorité » n’a plus de sens.

Il ne faut pourtant pas baisser les bras. Notre route sera longue et en nous y engageant, nous le savions. Et nous poursuivrons notre chemin jusqu’à l’atteinte de nos objectifs, soit l’établissement d’un régime de protection sociale (l’assurance-emploi) pour tous les travailleurs qui perdent leur emploi.

L’expérience que nous avons contribué à mettre en place au cours de la dernière année aura permis trois choses primoirdiale : maintenir la pression, développer des alliances toujours plus importantes mais aussi, et ce troisième élément est fort important, élever le débat au-dessus des partisaneries politiques et chercher l’avancement de la cause.



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25 octobre 2007
Bienvenue à Action Chômage de Québec

Action Chômage de Québec a récemment pris la décision de quitter le Masse pour se joindre au Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC).

AC-Québec a été fondée en 1974 et représente à ce titre l’un des groupes de défense des chômeurs ayant la plus longue trajectoire de notre mouvement.

Nous sommes fiers et heureux d’être de nouveau réunis !



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Printemps 2007
Du nouveau pour le projet de loi C-269:
amélioration du régime pour les chômeurs

Depuis la marche des chômeurs et chômeuses, le Conseil National des Chômeurs (CNC) a travaillé à regrouper les principales centrales syndicales du Québec (FTQ, CSN, CSQ) et du Canada (Congrès du travail du Canada) et les trois partis politiques de l'opposition (Bloc québécois, Nouveau parti démocratique et Parti libéral) afin de convenir d'une plate-forme d'entente pour améliorer le régime d'assurance-emploi.

Après entente, tous les acteurs de cette plate-forme ont convenu d'appuyer le projet de loi C-269 qui reviendra au Parlement dans les prochaines semaines.

Le 16 avril 2007, les 3 partis de l'opposition ainsi que les centrales syndicales et le CNC ont tenu une conférence de presse pour signaler au gouvernement l'importance d'entériner un tel projet de loi et pour signaler leur solidarité non partisane sur cette question du chômage.

Voici ce que ce projet de loi comprend:
1-L'assouplissement des critères d'admissibilité:
a) pour les prestataires ordinaires: réduire le nombre d'heures requises pour se qualifier au chômage de 70 heures;
b) pour les prestataires nouveaux arrivants: réduire aussi de 70 heures (de 910 à 840 heures);

2-Augmentation de 5 semaines de la période de prestations;

3-Taux de prestations relevé à 60% et calculé sur les 12 meilleures semaines de la période de référence;

4-Abolition du délai de carence;

5-Faire en sorte que les personnes liées ne sont plus présumées avoir un lien de dépendance.

Il s'agit ici d'un pas important pour les chômeurs et chômeuses puisque, depuis les coupures des années 1990, c'est la première fois qu'un projet de loi en la faveur des chômeurEUSEs se rend si loin au Parlement.


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Automne 2006

Marche des Chômeurs et Chômeuses 2006
Visiter le site ici

Contexte politique de la marche
Les compressions majeures au régime d’assurance-emploi depuis le début des années 1990 ont eu comme conséquences de resserrer les critères d’admissibilité, de réduire la période de prestations et d’imposer une nouvelle façon de calculer à la baisse le taux de prestations. La couverture du régime est passée de plus de 80% à moins de 50%, ce qui signifie qu’un travailleur sur deux n’a pas accès à l’assurance-emploi en cas de perte d’emploi.

Pourtant, l’argent pour les travailleurs est disponible dans la caisse d’assurance-emploi. Depuis 1994, c’est 48 milliards de dollars de surplus qui ont été dépensés à d’autres fins qu’à celles des travailleurs. Précariser la main d’œuvre en lui bloquant l’accès au régime d’assurance-emploi lors d’une période de chômage, c’est obliger des milliers de travailleurs à accepter à peu près n’importe quoi comme salaire et conditions de travail.

Renvendications des marcheurs
La Grande Marche vise à faire connaître la réalité des travailleurs et travailleuses d’aujourd’hui (travail saisonnier, sur appel, à temps partiel, atypique) et à demander un régime protégeant tous les travailleurs et travailleuses :

1- Un critère d’admissibilité fixé à 350 heures ;
2- Un plancher de 35 semaines de prestations ;
3- Un taux de prestations relevé à 65% du salaire.

Retombées politiques attendues
Le CNC, en collaboration avec les centrales syndicales, a réussi à mobiliser les trois partis de l'opposition (PLC, BQ, NPD) afin de discuter des enjeux de l'assurance-emploi et d'en améliorer le régime.

Nous rencontrerons des représentants de chacun des partis afin qu'un projet de loi illustre clairement les améliorations à apporter à la loi.

Nous espérons que ce projet de loi sera déposé avant les prochaines élections.



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11 novembre 2006
Les politiques canadiennes en matière d'assurance-emploi condamnées par l'ONU

En 1976, les gouvernements canadiens et québécois ont pris des engagements devant la communauté internationale en matière de respect des droits économiques, sociaux et culturels. En mai 2006, le Comité des droits écnomiques, sociaux et culturels de l'ONU émet un rapport sur des observations qu'il a fait sur les politiques sociales et leur accessibilité.


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17 mai 2004
Les Sans-Chemise
commencent à se faire entendre !!!

Samedi 15 mai 2004, les 75 candidats et candidates du Parti Libéral du Canada étaient réunis à Granby pour peaufiner leur stratégie électorale. Environ 120 personnes étaient également présentes pour dénoncer les nombreuses injustices de l'Assurance-Emploi.

Les récentes annonces faites par le ministre Volpe démontrent bien l'incapacité et le manque de volonté du gouvernement Martin à mener de réelle et profonde réformes. Une délégation de membres de la coalition sont allés rencontrer le Premier Ministre afin d'exposer nos revendications. Évidemment, Paul ne s'est engagé à rien, mais il a promis une relecture complète de la Loi et d'enrayer certains irritants... bien sûr, on le crois sincère!!! À noter que les membres du collectifs percussifs Kumpa'nia ont dérangé la conférence de presse que Jean Lapierre donnait qsimultanément. Ce n'est qu'un début, nous allons frapper encore plus fort durant la campagne électorale.



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9 février 2004
Campagne de pression contre Martin

Tous les signes avant-coureurs du déclenchements des élections fédérales pour le printemps 2004 sont réunis. Ainsi, dans ce cadre, nous sommes en train d'organiser une campagne de pression contre le gouvernement de Martin. Nous voulons dénoncer le vol de la caisse (45 milliard depuis 1996) et le manque d'accessibilité au régime. N'oublions pas que Martin est le grand "architecte" derrière les nombreuses réformes que les Libéraux ont apportés à l'Assurance -emploi (même son nom...). Nous avons besoin de gens intéressés et motivés à nous aider afin de mener cette lutte. Si ça vous dit, et que vous souhaitez vous impliquer, communiquez avec nous.



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12 décembre 2003
COALITION DES SANS-CHEMISE DE MONTRÉAL
Action dans le cadre de l'assermentation de Paul Martin

Le 12 décembre, devant la symbolique de son assermentation comme nouveau Premier ministre canadien, la Coalition des sans-chemise de Montréal a aussi décidé de poser un geste symbolique et s’est rendu dans son comté de Ville La Salle afin de déployer une immense bannière au-dessus de son bureau de député. Cette notre façon de rappeler le rôle joué par Paul Martin dans le vol de la caisse de l’assurance-chômage (35 millions par année dans son comté) et dans le fait que des milliers de travailleurs et de travailleuses ne peuvent plus se qualifier aux prestations de chômage, à cause des resserrements aux critères d’admissibilité.