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La marche des chômeurs et chômeuses de Montréal à Ottawa
du 11 au 18 octobre 2006

Contexte politique de la marche


Les compressions majeures au régime d’assurance-emploi depuis le début des années 1990 ont eu comme conséquences de resserrer les critères d’admissibilité, de réduire la période de prestations et d’imposer une nouvelle façon de calculer à la baisse le taux de prestations. La couverture du régime est passée de plus de 80% à moins de 50%, ce qui signifie qu’un travailleur sur deux n’a pas accès à l’assurance-emploi en cas de perte d’emploi.

Pourtant, l’argent pour les travailleurs est disponible dans la caisse d’assurance-emploi. Depuis 1994, c’est 48 milliards de dollars de surplus qui ont été dépensés à d’autres fins qu’à celles des travailleurs. Précariser la main d’œuvre en lui bloquant l’accès au régime d’assurance-emploi lors d’une période de chômage, c’est obliger des milliers de travailleurs à accepter à peu près n’importe quoi comme salaire et conditions de travail.

Renvendications des marcheurs

La Grande Marche vise à faire connaître la réalité des travailleurs et travailleuses d’aujourd’hui (travail saisonnier, sur appel, à temps partiel, atypique) et à demander un régime protégeant tous les travailleurs et travailleuses :

1- Un critère d’admissibilité fixé à 350 heures ;
2- Un plancher de 35 semaines de prestations ;
3- Un taux de prestations relevé à 65% du salaire.

Retombées politiques attendues

Le CNC, en collaboration avec les centrales syndicales, a réussi à mobiliser les trois partis de l'opposition (PLC, BQ, NPD) afin de discuter des enjeux de l'assurance-emploi et d'en améliorer le régime.

Nous rencontrerons des représentants de chacun des partis afin qu'un projet de loi illustre clairement les améliorations à apporter à la loi.

Nous espérons que ce projet de loi sera déposé avant les prochaines élections.