| Le 1er janvier 2006, un nouveau
régime
d'assurances parentales est entré en vigueur au Québec.
Vous pouvez consulter le site du ministère de l'Emploi
et de la Solidaité Sociale du Québec au www.rqap.gouv.qc.ca pour
de l'information et pour effectuer une simulation de calcul de
vos prestations.
Nous avons
préparé cette huitième édition du
Petit guide de survie des chômeurs et chômeuses avec
l'objectif précis que
toute personne qui consulte ce document en ressorte plus informée
et mieux outillée
pour défendre ses droits.
L'assurance-chômage devrait être un droit inaliénable
pour tout travailleur qui perd son emploi. Malheureusement, tel
n'est pas le cas. Non seulement il s'agit d'une loi complexe où il
est difficile de se retrouver mais, en plus, tous les gouvernements
qui se sont succédés
au Parlement canadien depuis 1990 ont imposé des compressions
majeures visant à réduire
la portée de ce programme social. Par exemple, en 1996,
le gouvernement libéral de l'époque adoptait la loi
C-12 (réforme
Axworthy) ayant comme conséquences de resserrer les critères
d'admissibilité,
de réduire la période de prestations et d'imposer
une nouvelle façon pour calculer à la
baisse le
taux de prestations. En plus, il y insérait un nombre important
d'autres considérants visant le même objectif : précariser
la main d'œuvre en enlevant aux travailleurs leurs protections
sociales. C'est depuis ce temps, d'ailleurs, que l'assurance-chômage
s'appelle officiellement assurance-emploi, pirouette sémantique
qui cherche à nous faire avaler que nous sommes assurés
pour l'emploi et non contre le chômage !
Les gouvernants sont d'une efficacité redoutable. Ainsi,
pendant le règne des libéraux entre 1993 et 2006,
soit sous les gouvernements Chrétien et Martin, ceux-ci
ont réussi à réduire de moitié le
nombre de prestataires de chômage ; la couverture du régime
est passée à moins
de 50 % des
travailleurs, ce qui signifie qu'un travailleur sur deux n'a pas
accès à l'assurance-chômage en cas de perte
d'emploi. Surtout, ces coupures ont entraîné des surplus énormes
dans la Caisse d'assurance-emploi, surplus qui ont été détournés.
Ce sont ainsi environ CINQUANTE milliards de dollars
de nos cotisations qui ont été utilisés à d'autres
fins. Si la réforme de 1996 visait à fermer la porte
aux travailleurs et travailleuses à
statut précaire (travailleurs saisonniers, sur appel, à contrat, à temps
partiel, occasionnels, etc.) et à dégager des
surplus dans la caisse
(plus d'entrants, soit les cotisations ; moins de sortants, soit
moins de prestations versées), elle a aussi contribué à complexifier
les règles qui la gouvernent. Ainsi, les démarches
nécessaires à l'obtention
de prestations d'assurance-chômage sont souvent ardues. C'est
pour faciliter la compréhension de cette loi, et éviter
autant que possible les obstacles qu'elle recèle, que le
Comité Chômage
de Montréal
a décidé de produire une nouvelle édition
de son guide de vulgarisation.
Ce guide est essentiellement technique. Nous avons voulu produire
un outil simple et pratique permettant à quiconque de mieux
comprendre ses droits dans cette structure bureaucratique qu'est
l'assurance-emploi. Alors que la complexité d'une loi contribue à son
application inéquitable, notre objectif à travers
ce guide est de permettre une compréhension claire de ses
principes afin que les prestataires ne soient pas spoliés
de leurs droits. Vous avez donc entre les mains l'édition
2006 du Petit Guide de survie des chômeurs et chômeuses
qui a été mise à jour,
en tenant compte des nombreuses, quoique souvent mineures, modifications
apportées à la
loi et aux règlements de l'assurance-emploi.
Nous espérons que ce petit guide répondra à vos
questions et qu'il saura vous supporter dans vos démarches.
C'est la solidarité qui nous rend forts et c'est la force
de l'organisation qui permet d'élever une muraille contre
l'injustice !
L'équipe du Comité chômage de Montréal
|