Être disponible, qu'est-ce que ça veut dire?La disponibilité au travail est un critère
fondamental dans la décision de la Commission (CRHC) d'accorder ou
de refuser des prestations à un chômeur. Ainsi, pour avoir droit à des
prestations ordinaires, une personne doit être disponible pour travailler
et, par conséquence, chercher du travail. La Commission évalue d'une manière subjective votre façon de faire la recherche d'emploi, en « observant » les éléments suivants :
Cette évaluation se fait à la suite des déclarations écrites
et verbales que vous formulez aux agents du CRHC. En effet, la Commission
doit avoir une preuve pour imposer un avis d'inadmissibilité (refus
des prestations pour non-disponibilité). Cette preuve, c'est vous
qui la fournirez par vos déclarations. Il faut donc toujours faire
attention à ce que vous déclarez. À
priori, imposer des restrictions à n'importe lequel de ces éléments
permet à la Commission de vous classer comme non-disponible et, conséquemment,
de vous déclarer inadmissible aux prestations d'assurance-chômage.
Si vous ne réagissez pas, cette inadmissibilité peut durer
tout le temps de vos prestations. Il arrive régulièrement que la Commission transforme les raisons
que vous invoquez pour quitter un emploi comme l'élément déterminant
d'une inadmissibilité. Par exemple, si vous quittez un emploi parce que votre
enfant malade a besoin de vous, le CRHC considérera que vous n'êtes pas en mesure d'aller
travailler tant que votre enfant sera malade. De la même façon,
le fait d'étudier durant une période de chômage implique,
du point de vue du CRHC, que vous ne pouvez travailler tant que vous serez
aux études. Dans un cas comme dans l'autre, vous serez jugé inadmissible
et vous ne recevrez aucune prestation. Cette position de la Commission (CRHC) peut facilement être contestée
car la disponibilité est une question de fait. Selon vos déclarations,
et les éléments de preuve que vous pourrez fournir, il sera
possible de prouver votre disponibilité. Le fait d'effectuer de 3 à 5 recherches d'emploi par semaine et le
retrait de toutes formes de restrictions (salaire, type d'emploi, etc.) devraient
normalement rétablir automatiquement votre disponibilité (par
conséquent votre admissibilité aux prestations) à partir
du moment où ces « nouveaux éléments » sont
portés à votre dossier, et en considération des périodes
couvertes par ces éléments de preuve. Si le CRHC n'accorde pas foi à vos nouvelles déclarations,
n'hésitez pas à loger un appel au Conseil arbitral, ou à contacter
immédiatement un groupe de chômeurs. Techniquement, la meilleure façon de faire cette preuve consiste à tenir à jour une liste de vos demandes d'emploi, semaine après semaine, en prenant bien note des éléments suivants :
Les recherches d'emploi peuvent s'effectuer de différentes
manières : par la poste, en vous présentant en personne, en
téléphonant, par télécopieur ou par internet.
Il n'est pas nécessaire que les entreprises sollicitées aient
annoncé une offre d'emploi préalablement. Une bonne liste de recherches d'emploi contiendra des démarches effectuées par ces différentes manières et dans des secteurs d'activités variés, apportant ainsi du poids à vos affirmations concernant vos dispositions à travailler. À titre de preuve, il est recommandé de conserver les réponses écrites d'entreprises, de découper les pages des « annonces classées » (celles-ci indiquant la date de vos recherches), de conserver et d'imprimer les offres d'emploi sur Internet et de conserver la preuve d'envois de CV par courriel, et faire de même pour tout autre document pertinent. Être à l'extérieur de son lieu de résidenceIl est possible d'être à l'extérieur de son lieu de résidence principal et de recevoir des prestations. Prenons deux (2) situations fréquentes :
Dans le premier cas, la Commission paie une semaine de prestations
pour une personne qui va à l'extérieur du pays pour une entrevue
d'emploi et deux semaines pour une recherche intensive d'emploi. Elle paiera
une semaine pour aller auprès d'un proche parent gravement malade
ou pour se rendre aux funérailles d'un proche parent décédé.
Gardez précieusement vos preuves. La chose à faire est d'informer
la Commission (par exemple, par téléphone), quelques jours
avant votre départ, et de vous présenter au bureau de chômage
dès votre retour, avec vos preuves en mains (entrevue, recherche d'emploi
ou visite d'un proche parent). De cette façon, la Commission vous
rétablira dans votre droit aux prestations à compter de votre
retour, et éventuellement vous accordera la semaine ou les 2 semaines
pendant votre absence. Dans le deuxième scénario, vous pouvez être à la campagne pendant quelques semaines (à votre chalet par exemple), ou vous déplacez dans d'autres régions du pays, tout en démontrant votre disponibilité et votre intérêt à travailler. Cela demeure une question de faits, et sujet à interprétation à partir des déclarations que vous ferez. Quelques conseils
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