Puis-je travailler et recevoir de l’assurance-chômage ?
Il est possible de travailler à temps partiel et
de recevoir en même temps de l'assurance-chômage. Vous pouvez
gagner 75 $ ou 40 % du montant brut de vos prestations hebdomadaires, soit
le montant le plus élevé, sans que votre chèque de chômage
ne soit coupé. La loi identifie ce montant auquel vous avez droit
comme le « gain admissible ». En d'autres mots, le premier 75 $ de revenus de travail, peu importe votre taux de prestations, est intouchable.
Si le salaire réellement reçu est supérieur au gain
admissible, la différence sera déduite de votre chèque.
L'application de ces revenus se fait dans la semaine où vous avez
travaillé. La semaine de travail pour l'assurance-chômage débute
le dimanche pour se terminer le samedi.
D'autre part, tous les montants d'argent (taux de prestations
et salaire gagné) sont calculés sur la base des montants bruts.
Le « projet pilote » # 8, en vigueur jusqu'ˆ décembre 2010, établit pour l'ensemble des régions un « gain admissible » sans perte de prestations de 75 $ jusqu'à 40 % du montant brut des prestations hebdomadaires.
Veuillez noter que ce projet pilote Žtait, avant septembre 2008, valide pour les rŽgions dŽsignŽs ˆ haut taux de ch™mage uniquement.
Exemple
Julie obtient un emploi à temps partiel tout en étant en chômage.
Son taux de prestations est de 240$ brut par semaine. Le revenu admissible
qu’elle peut gagner sans affecter son chèque de chômage
est donc de :
240 $ x 40 % = 96 $ (bruts)
Elle a donc la possibilité de recevoir de l’assurance-chômage
tout en obtenant un salaire pour un maximum de:
| Chômage |
Travail |
Total par semaine |
Si son salaire atteint 150 $ dans une semaine, le CRHC lui versera 186 $,
suivant le calcul suivant:
- Taux de prestations: 240 $
l
- Gain admissible : 96 $ (40 % de 240 $)
- Gains de travail retranché: 150 $ - 96 $ = 54 $
- La Commission déduira 54 $ de 240 $
- Il restera à Julie 186 $ de chômage (240 $ - 54 $) + ses gains de travail (150 $
Lorsque que vous effectuez une semaine entière de travail ou si votre
salaire dépasse votre taux de prestations combiné au 40 %,
le DRHC coupera la totalité de votre chèque de chômage
pour cette semaine-là.
Exemple
Julie gagne un salaire brut de 350 $ en une semaine. Résultat : elle
ne recevra rien du chômage. Le calcul de la Commission se fait à partir
de cette logique : son taux de prestations (240 $) + sa rémunération
admissible (40 % de son taux de prestations, soit 96 $ dans le cas de Julie)
= 336 $. Si elle gagne plus au travail que ce total de 300 $, elle ne recevra
donc pas de prestations pour cette semaine-là.
- Rémunération de travail : 350 $
- Taux de prestations : 240 $ (Gain admissible : 96 $, soit 40 % de son taux
de prestations)
- Son revenu de travail dépasse donc de 254 $ le gain admissible (350
$ - 96 $)
- On coupe ces 254 $ de son chèque de chômage pour cette semaine-là :
240 $ - 254 $ = 0
Attention: même si Julie gagne 272 $ mais que sa semaine complète de travail est de 35 heures, elle ne recevra pas de chômage durant cette période puisque le CRHC la considérera comme ayant travaillé une semaine entière de travail : elle n'est donc plus en « état de chômage »
pour cette semaine-là.
Pendant le délai de carence ou une
période de prestations maladie
Les gains obtenus lors du délai de carence sont déduits à
100 % de vos chèques de chômage jusqu’à concurrence
des trois premières semaines payables (cet aspect un peu plus complexe
est développé dans le chapitre Quand y aurai-je droit ? ).
Lorsque vous recevez des prestations maladie (voir le chapitre Les prestations spéciales), votre rémunération sera déduite intégralement du montant de vos prestations (dans la semaine travaillée uniquement).
Le fait de travailler prolonge-t-il mon chômage?
Si vous vous qualifiez, par exemple, pour 22 semaines de
prestations, celles-ci vous sont payables à l'intérieur des
52 semaines (1 an) suivant le dépôt de votre demande. Durant
votre période de prestations, si vous effectuez des semaines de travail
sans qu'aucun chèque de chômage ne vous soit versé, vous
ne perdrez pas ces semaines de prestations. Lorsque vous cesserez de travailler,
vous reprendrez votre période de prestations là où vous
l'aviez laissée au moment de commencer l'emploi, dans la mesure où vous
n'excéderez pas la période de 52 semaines pendant lesquelles
vos prestations peuvent être versées. Votre période de
chômage ne se prolongera pas au-delà des 52 semaines qui suivent
la date de la demande de prestations même si vous avez travaillé.
Exemple
Denise s'est qualifiée pour 27 semaines de chômage
payables (+ 2 semaines de carence). Elle a déposé sa demande
le 7 janvier 2008. Après 12 semaines de prestations, elle travaille
durant 7 semaines. En apportant son nouveau relevé d'emploi, elle
réactive sa demande de chômage, il lui reste 15 semaines de
prestations. Elle sera donc allée chercher ses 27 semaines payables,
sur une période totale de 36 semaines de calendrier.
| 7 janvier 2008 |
dépôt d'une demande initiale (2 semaines de carence) |
| 19 janvier 2008 |
fin du délai de carence |
| |
12 semaines de prestations |
| 14 avril 2008 |
début d’un emploi |
| |
7 semaines de travail assurables |
| 30 mai 2008 |
fin de son travail |
| 2 juin 2008 |
dépôt d’une demande renouvelée |
| |
15 semaines de prestations |
| 12 septembre 2008 |
fin de ses prestations ordinaires |
Si elle avait travaillé 25 semaines...
| 7 janvier 2008 |
dépôt d’une demande initiale (2 semaines de carence) |
| 19 janvier 2008 |
fin du délai de carence |
| |
12 semaines de prestations |
| 14 avril 2008 |
début d’un emploi |
| |
25 semaines de travail assurable |
| 3 octobre 2008 |
fin de son travail |
| 6 octobre 2008 |
dépôt d’une demande renouvelée |
| |
13 semaines de prestations |
| 3 janvier 2009 |
fin de sa période de prestations |
Dans ce dernier exemple, Denise n'aura donc reçu
que 25 semaines de chômage payables (au lieu des 27 semaines initialement
prévues), car sa période de prestations s'est terminée
au bout des 52 semaines suivant le dépôt de sa demande, tel
qu'il est prévu par la loi. Par contre, puisqu'elle aura travaillé pendant
25 semaines (du 14 avril 2008 au 3 octobre 2008 : 875 heures de travail),
elle pourra donc se qualifier pour une nouvelle période de prestations,
sur la base de ses nouvelles heures de travail.
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