Je suis en grève ou en lock-outGénéralement le CRHC supprime les prestations
de quiconque est affecté par un conflit collectif (une grève
ou un lock-out). La Commission opte pour une interprétation très stricte de
la loi et il est effectivement très difficile d'obtenir des prestations
lorsque le dernier relevé d'emploi remis à la Commission porte
la mention « Conflit collectif ». Dans un tel cas, faites appel à votre
syndicat afin que celui-ci intervienne : il est possible d'obtenir de l'assurance-chômage
malgré le conflit collectif. Il demeure, malgré tout, peu de voies possibles et il vous faudra
probablement aller en appel. L'une de ces voies consiste à réunir
trois conditions : démontrer que vous ne participez pas au conflit
(lignes de piquetage par exemple), que vous ne financez pas ce conflit (ex.
: contributions volontaires) et que vous n'êtes pas directement « intéressé » (que
vous n'avez rien à voir) au conflit, en d'autres mots que vous ne
retirerez pas d'avantages directs ou automatiques suite à la résolution
du conflit (vous êtes un « temporaire », remplaçant
ou sur appel, par exemple). Vous devez donc démontrer que vous êtes
en chômage technique du fait de la grève ou du lock-out. Une deuxième possibilité consiste à travailler pour
un autre employeur avec un horaire régulier (en général
il est entendu qu'un « horaire régulier » est établi
après 2 semaines de travail chez un employeur). Évidemment,
chacune des heures travaillées doit être assurable. N'oubliez
pas que vous êtes soumis à toutes les règles normales
imposées par le CRHC à toute personne qui reçoit
des prestations. Une autre approche consiste à démontrer que vous avez été embauché par
l'employeur en prévision du conflit collectif, par exemple dans le
but d'augmenter la production avant l'arrêt de travail, et qu'en conséquence
il n'y aura plus de lien d'emploi dès le déclenchement du conflit
parce que votre employeur ne vous réembauchera pas après
la fin de celui-ci. Finalement, si vous brisez tout lien avec l'employeur, par exemple en démissionnant (sans que cela ne soit perçu comme un prétexte), l'inadmissibilité devrait prendre fin (pour bien vous préparer voir le chapitre Les périodes d'exclusion, la partie traitant du départ volontaire). ConseilIl est possible de déposer votre demande de prestations dès le début du conflit, comme il peut être préférable d’attendre. Effectivement, il faut tenir compte de différents facteurs pertinents (période de référence, période de prestations, période de base, durée possible du conflit, etc.), il est nécessaire de consulter votre syndicat ou votre Comité Chômage qui saura vous conseiller. Les prestations spécialesIl est possible de recevoir des prestations spéciales (maladie ou « compassion ») si l'événement justifiant la demande était prévue avant le début du conflit et nécessitait une absence du travail. Vous devez prouver que vous aviez avisé l'employeur avant le conflit. Si l'employeur n'était pas au courant, vous devez tout de même démontrer que l'événement était prévu avant le début du conflit, nécessitait l'absence du travail et que les démarches auprès des institutions concernées (hôpital, centre de désintoxication, etc.) ont bel et bien été effectuées.
Cours ou formation autorisé par le CRHCIl est possible de recevoir des prestations régulières pendant un conflit de travail si vous fournissez une attestation du conseiller en emploi du Centre local d'emploi (CLE) pour appuyer le fait que les démarches appropriées pour suivre la formation en question avaient bien été effectuées avant le début de l'arrêt de travail causé par le conflit. Rappelez-vous également que cette partie de la Loi, concernant les conflits collectifs, est extrêmement complexe. Votre syndicat devrait normalement être en mesure de vous donner des informations supplémentaires. Sinon contactez le Comité Chômage de votre région. |