Quand on sort d'une période de détentionSi vous avez été incarcéré, il sera peut-être possible d'obtenir des prestations d'assurance-chômage au moment de votre libération. La première information à savoir: Pendant la période de détention, c'est-à-dire de la première journée jusqu'à la dernière journée passée dans une institution carcérale, vous ne pouvez pas recevoir de l'assurance-chômage. La deuxième information à savoir: Il est cependant possible de recevoir de l'assurance-chômage lorsque vous remplissez l'une des conditions suivantes :
Suivant l’une ou l’autre de ces éventualités, il vous sera possible de recevoir de l’assurance-chômage. Dans tous les cas, vous devez démontrer que vous êtes disponible à travailler .Pour bien saisir ce que cela implique, lisez le chapitre Être disponible, qu’est-ce que ça veut dire?. Deux possibilités
Regardons de plus près l’une et l’autre de ces deux situations. 1) Vous étiez sur le chômage... Si vous étiez déjà sur le chômage et n’aviez pas terminé votre période de prestations lors de votre incarcération, vous pourriez avoir droit, au moment de votre libération (voir ci-dessous la définition), à une prolongation de la période de prestations. La prolongation d'une période de prestations signifie que vous pouvez demander une « extension » de votre chômage pour un nombre équivalent de semaines passées en détention dans l’année qui suit votre demande de chômage. Cette prolongation ne peut aller au-delà des 104 semaines (2 ans) qui suivent le dépôt de votre demande initiale. Bien entendu, vous ne pouvez obtenir plus que le nombre total de semaines de chômage auxquelles vous aviez droit au début.
2) Incarcéré avant le dépôt d'une demande de chômage... Si au moment de votre incarcération vous occupiez
un emploi, vous pourrez, à votre libération, revendiquer votre
droit aux prestations d'assurance-chômage. Mais il ne vous sera pas
accordé automatiquement. Voici les conditions à remplir et
la démarche qu'il vous faudra entreprendre. À
votre libération, vous vous rendez au Centre de ressources humaines
Canada (bureau de chômage) et déposez une demande de chômage
avec prolongation de la période de référence. La période de référence représente les 52 semaines
qui précèdent votre demande de prestations ou les semaines écoulées
depuis le dépôt initial de votre dernière demande (le
plus court délai entre les deux). Vous avez droit à cette prolongation de période de référence pour un nombre de semaines égal au nombre de semaines de détention faites au cours de la dernière année. Le total de cette prolongation ne peut pas dépasser 104 semaines. Ainsi, à partir de la date où vous en faites la demande, le CRHC reculera jusqu'à un maximum de 2 ans (52 semaines pour la période régulière + 52 semaines maximum de prolongation, soit 104 semaines). Vous devrez avoir, dans cette période, le nombre suffisant d'heures de travail assurable pour vous qualifier.
Ainsi la période de référence
d'Alain s'étend du 12 janvier 2008 au 15 janvier 2006. Sa période
de référence compte donc 104 semaines à l'intérieur
desquelles Alain a travaillé 52 semaines (52 semaines de 35
heures chacune), ce qui lui permet d'être éligible aux
prestations. Il faudra quand même s'assurer que les raisons de
fin d'emploi sont recevables. Prévoyez un litige si vous avez été congédié par
défaut de vous présenter au travail suite à votre
incarcération (voir le chapitre Les périodes d'exclusion,
p. 80). N'hésitez pas à consulter un groupe de chômeurs de votre région pour vous appuyer dans vos démarches. |